A quelques mois des élections : le député Atchadé supplie Talon, voici la raison

À Za-kpota dans le cadre d’une activité organisée par son parti politique, le Président du Groupe parlementaire Les Démocrates (LD), le député Nourénou Atchadé, a..

2 minutes

Temps de lecture

À Za-kpota dans le cadre d’une activité organisée par son parti politique, le Président du Groupe parlementaire Les Démocrates (LD), le député Nourénou Atchadé, a réagi à une récente intervention du président Patrice Talon sur le code électoral. À l’occasion, il a supplié le Chef de l’État de se montrer favorable à une relecture de cette loi, votée dans le cadre des prochaines élections.

En effet, lors de sa rencontre du 28 juillet dernier avec la jeunesse béninoise, le président de la République a été interrogé sur les dispositions du code électoral, notamment son article 146 nouveau. En effet, cet article stipule que les partis politiques doivent obtenir au moins 20 % des suffrages valablement exprimés dans chaque circonstance électorale pour prétendre au partage des sièges, un record jamais atteint dans l’histoire politique du pays. Lors des discussions avec le Chef de l’Etat, les jeunes ont posé la question de savoir ce qu’il adviendrait si aucun parti politique n’arrivait à franchir ce seuil. Le Chef de l’État a répondu en affirmant que la Cour constitutionnelle aviserait au moment opportun, avec d’autres détails à l’appui. Pour le Deuxième Vice-président du parti LD, « cela n’est pas possible ». « Dans aucun pays du monde, la Cour ne légifère pas. C’est l’Assemblée nationale, seule, qui est l’institution habilitée à légiférer. La cour ne peut pas changer un article du code électoral », fait-il observer. De ce point de vue, Nourénou Atchadé appelle à corriger, dès maintenant, les imperfections du code au lieu d’attendre d’abord que les choses se compliquent. Cela permettra, à l’en croire, d’éviter « une crise dans notre pays ». Comme pour témoigner son attachement à cet idéal, il va jusqu’à supplier le Chef de l’État. « Je profite de votre micro pour supplier monsieur le Président de la République, pour dire, ce n’est pas bon de courir dans le vide. De courir le danger pour son pays. Il urge qu’on s’entende pour corriger ce code. Parce que vous-même savez qu’il y a possibilité que des problèmes surviennent », a-t-il conclu. La réaction du président du Groupe parlementaire du principal parti d’opposition au Bénin, intervient à seulement quelques mois des élections générales de 2026. Le président Patrice Talon a confirmé à plusieurs reprises qu’il ne veut pas se représenter pour un troisième mandat, conformément à la loi fondamentale.

Documents joints

À propos de l'auteur