L’ancien chef du gouvernement malien, Choguel Maïga, a été interpellé et placé en garde à vue ce mardi 12 août 2025. Il est visé par une enquête du Pôle économique et financier sur sa gestion entre 2021 et 2024, à la suite d’un rapport accablant du Vérificateur Général.
Une nouvelle affaire secoue le climat politique malien. L’ex-Premier ministre Choguel Kokalla Maïga a été placé en garde à vue mardi 12 août 2025, en compagnie de plusieurs de ses proches collaborateurs, au Pôle économique et financier, selon plusieurs sources concordantes. Cette mesure intervient dans le cadre d’une enquête sur sa gestion financière à la tête du gouvernement malien entre 2021 et 2024. D’après le rapport du Bureau du Vérificateur Général (BVG), l’ancien chef du gouvernement est soupçonné d’avoir perçu illégalement plusieurs millions de francs CFA. Les enquêteurs cherchent à déterminer l’ampleur et les modalités de ces versements jugés indus. Selon le rapport, des frais de mission excessifs, comme des dépenses de 15 millions de FCFA pour une cérémonie d’une journée à Konobougou, alors que les textes prévoient un plafond de 75 000 FCFA par jour. Le rapport évoque également des irrégularités dans la gestion du Fonds AGEFAU, avec des dépenses jugées non justifiées et des contrats attribués sans procédure transparente. Cette procédure survient dans un contexte politique tendu, alors que M. Maïga a récemment multiplié les critiques à l’encontre des autorités militaires au pouvoir, remettant en cause leur gestion et leur feuille de route de transition. Le Pôle économique et financier poursuit ses investigations, et l’ancien Premier ministre pourrait être prochainement présenté à un juge d’instruction. Selon le communiqué de son avocat, Me Cheick Oumar Konaré, Choguel Maïga -ainsi que plusieurs de ses anciens collaborateurs- bénéficie de tous les égards du personnel de la brigade et est présumé innocent jusqu’à une éventuelle condamnation par les juridictions compétentes. Le communiqué parvenu précise également que, bien que des confrontations avec certains anciens collaborateurs de l’ancien Premier ministre aient été annoncées pour le 12 août, ces confrontations n’ont finalement pas eu lieu, et M. Maïga a été notifié de son placement en garde à vue. Outre l’ex-Premier ministre, le professeur Issiaka Ahmadou Singaré, ancien directeur de cabinet de Maïga, ainsi que trois anciens directeurs administratifs et financiers de la Primature, ont également été placés en garde à vue. Faut-il le rappeler, en sa qualité de président du conseil d’administration de l’AGEFAU, l’ex-Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, est particulièrement visé par les allégations. En outre, la junte au pouvoir cherche à fouiner dans sa gestion à la Primature et surtout en ce qui concerne les dépenses publiques et les contrats douteux. Limogé en novembre 2024, M. Maïga avait publiquement critiqué les militaires au pouvoir, et dénoncé la prorogation de la transition. Membre du Mouvement du 5-Juin/Rassemblement des forces patriotiques (M5/RFP), M. Maïga est l’une des figures qui avait pris part en 2020, à la contestation populaire contre le président civil Ibrahim Boubacar Keïta, finalement renversé par les militaires en août de cette même année.Mali : l’ex-Premier ministre Choguel Maïga placé en garde à vue, la raison
L’ancien chef du gouvernement malien, Choguel Maïga, a été interpellé et placé en garde à vue ce mardi 12 août 2025. Il est visé par..
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