France : exclu de la Légion d’honneur, Nicolas Sarkozy s’en remet à la CEDH

La nouvelle est tombée dimanche comme un coup de massue. L’ancien Président français, Nicolas Sarkozy est exclu de la Légion d’honneur. Cette décision, rendue publique par un arrêté publié au journal officiel, fait suite à sa condamnation définitive, à un an de prison ferme pour corruption dans l’affaire des écoutes. Dans ce dossier, l’ex-chef de…

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La nouvelle est tombée dimanche comme un coup de massue. L’ancien Président français, Nicolas Sarkozy est exclu de la Légion d’honneur. Cette décision, rendue publique par un arrêté publié au journal officiel, fait suite à sa condamnation définitive, à un an de prison ferme pour corruption dans l’affaire des écoutes.

Dans ce dossier, l’ex-chef de l’État français a été reconnu coupable d’avoir, en 2014, tenté de corrompre un magistrat de la Cour de cassation, Gilbert Azibert, dans l’espoir d’obtenir des informations confidentielles et avec l’aide de son avocat Me Thierry Herzog. Les mis en cause ont été condamnés, en première instance et en appel, à la même peine de trois ans de prison, dont un ferme. Après le rejet de son ultime recours dans ce dossier, Nicolas Sarkozy était sous le coup d’une exclusion de la Légion d’honneur qui est automatique quand un récipiendaire est définitivement condamné pour un crime ou écope d’une peine d’emprisonnement égale ou supérieure à un an ferme. Mais la décision est finalement tombée le dimanche 15 juin 2025. L’ex-président est exclu de l’ordre national du Mérite, et devient ainsi le deuxième chef de l’État français privé de cette distinction après Philippe Pétain, à qui la Légion d’honneur avait été retirée après sa condamnation en août 1945 pour haute trahison et intelligence avec l’ennemi. Quelques heures après cette décision, Patrice Spinosi, avocat de l’ancien président a réagi, affirmant que Nicolas Sarkozy a pris «acte» de la décision prise par le Grand Chancelier. Il rappelle néanmoins que la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) doit encore se prononcer sur son recours dans l’affaire des écoutes. L’ex-président (2007-2012) a rappelé que son recours devant la CEDH «est toujours pendant». Il l’avait déposé après sa condamnation devenue définitive en décembre, à un an de prison ferme pour corruption dans l’affaire des écoutes.

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