PRD : réaction énergique de Maître Adrien Houngbédji dans une lettre adressée au ministre Séidou

Dans une correspondance datée du 20 mai 2025 et signé de son Directeur de Cabinet, Abasse Olossoumare, le Ministre de l’intérieur et de la sécurité publique, Alassane Séidou, a ordonné la cessation de toute utilisation du nom, des attributs et des signes distinctifs de l’ancien parti PRD qui, à l’en croire, n’existe plus depuis sa…

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Dans une correspondance datée du 20 mai 2025 et signé de son Directeur de Cabinet, Abasse Olossoumare, le Ministre de l’intérieur et de la sécurité publique, Alassane Séidou, a ordonné la cessation de toute utilisation du nom, des attributs et des signes distinctifs de l’ancien parti PRD qui, à l’en croire, n’existe plus depuis sa fusion en 2022 avec l’UP. Ce rappel à l’ordre du ministre, a entrainé une réaction énergique venant du Président du parti indexé, Maitre Adrien Houngbédji.

En effet, dans son rappel à l’ordre, le ministre dit constater qu’un communiqué en date du 27 avril 2025 et signé de Gratien Laurent Ahouanménou, a été diffusé pour le compte de l’ex-parti du Renouveau Démocratique (PRD). À cet effet, il informe que « le PRD a cessé d’exister en tant que personne morale à compter de la date de sa fusion avec le parti politique Union Progressiste (UP), pour donner naissance au nouveau parti politique Union Progressiste le Renouveau en abrégé UP le Renouveau ». Ainsi, considérant que tout actes posés au nom du PRD constituent une « violation manifeste de la loi n° 2018-23 du 17 septembre 2018 telle que modifiée et complétée par la loi 2019- 40 du 15 novembre 2019 portant charte des partis politiques », Alassane Séidou invite les responsables à cesser l’usage du nom et attributs du parti au risque d’être soumis à la rigueur de la loi. Mais la réaction à la lettre du ministre n’a pas tardé à venir. Dans une correspondance en date du lundi 2 juin 2025, l’ancien président de l’Assemblée nationale s’est dit surpris par le contenu de la correspondance de l’autorité. Selon Adrien Houngbédji « écrire que le PRD a cessé d’exister à compter de la date de sa fusion avec l’UP est tout à fait contraire à la réalité au regard des textes et des faits ». Maître Houngbédji justifie son point de vue au moyen de quatre arguments. Le premier, concerne la délivrance officielle du récépissé définitif de son parti, intervenue le 26 août 2022, au lendemain de l’accord de fusion avec l’UP signé le 21 août 2022. Deuxièmement, Adrien Houngbédji informe que le protocole d’accord de fusion avec l’UP a été signé en vertu d’une résolution du Conseil national du PRD. Laquelle énonce en ses articles 90 et 91 que « les décisions de fusion ne peuvent pas entrainer la dissolution du PRD, lequel conserve ses attributs, son patrimoine et son autonomie fonctionnelle, exceptés ceux concédés. Il peut constituer un courant à l’intérieur de la nouvelle formation ». Troisièmement, le natif de Porto-Novo fait savoir que la disparition de son parti, ne peut que résulter d’une décision de dissolution, prise par un congrès extraordinaire, convoqué à cet effet, voté à la majorité des ¾ des congressistes. Le quatrième et dernier argument brandi par Me Adrien Houngbédji pour invalider le rappel à l’ordre du ministre est lié aux dispositions de l’article 29-9 de la loi n°2018-23 du 17 septembre 2018 portant charte des partis politiques. Lequel article, dispose que les statuts doivent comporter l’indication du mécanisme de dissolution d’un parti politique. « En conclusion, entre la réalité des pièces du dossier et les termes de votre lettre assortie de menaces, le déphasage et tel que, si je ne connaissais pas votre grande droiture, j’aurais pensé à une énième machination pour faire rendre gorge au PRD. En effet, je ne crois pas qu’il soit possible de décréter l’inexistence du PRD par une simple lettre alors que toutes les pièces prouvent le contraire », réfute l’ancien président de l’Assemblée nationale, qui informe de sa première réaction après avoir pris connaissance de la lettre du ministre. «J’ai suggéré au Président Joseph Djogbénou que nous mettions amiablement fin à cet imbroglio par la révocation de l’accord du 21 août 2022 et la recherche d’une autre forme de collaboration entre nos partis. La loi électorale ouvre des perspectives à ce sujet », conclut-il.

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