Reversement des AME : ce qu’il faut retenir après les récentes clarifications du ministre Salimane Karimou

Au Bénin, le reversement des AME (Aspirants au Métier d’Enseignant), est une question majeure qui suscite un intérêt chez les acteurs du système éducatif. Au détour d’une sortie, le ministre des enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou, a réitéré l’engagement du gouvernement à honorer à cette promesse, mais pose un certain nombre de conditions. L’une…

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Au Bénin, le reversement des AME (Aspirants au Métier d’Enseignant), est une question majeure qui suscite un intérêt chez les acteurs du système éducatif. Au détour d’une sortie, le ministre des enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou, a réitéré l’engagement du gouvernement à honorer à cette promesse, mais pose un certain nombre de conditions.

L’une d’entre elles est liée à l’ancienneté des AME. Selon Salimane Karimou, pour être reversé en Agents Contractuels de Droit Public de l’État (ACDPE), les enseignants doivent être justifiés de 3 ans d’ancienneté en tant qu’aspirant au métier d’enseignants. « S’ils ont tous aujourd’hui au-delà de 3 ans d’ancienneté, alors en fonction des ressources de l’État disponibles, vague par vague, ils vont être reversés », a assuré le patron de l’enseignement primaire. Et ce n’est pas tout, enchaîne aussitôt Salimane Karimou. « L’exigence que moi je fais pour qu’ils soient reversés effectivement, c’est la qualité de leur prestation. N’est pas enseignant qui veut mais qui peut et qui comprend ce qu’il doit faire et qui le fait déjà par rapport même à son niveau de connaissance à son niveau de compétence. Si les insuffisances relèvent de l’État, on ne peut pas le faire porter mais tout au moins qu’ils soient ponctuels, qu’ils soient assidus et qu’ils fassent leur travail et il y a rien à faire, ils vont devenir ACDPE et pourquoi pas devenir fonctionnaire de l’État », a-t-il expliqué au cours de l’entretien. Lors de son intervention, le ministre des enseignements maternel et primaire a fait un flash-back sur l’ancienne image du système scolaire, où les apprenants étaient sans enseignants, et où les écoles étaient obligées de recourir aux enseignants communautaires pour combler le déficit. Et, ces enseignants sont aux frais des populations ou du Directeur d’école. Ce temps est désormais révolu depuis l’arrivée au pouvoir du Président Patrice Talon, a-t-il affirmé. « En tant qu’AME, ils sont toujours dans le système. L’État n’a pas encore demandé la rupture de leur contrat et ils bénéficient de leur traitement même si la nature humaine est toujours encline à l’amélioration de leur condition de vie. Ce qu’ils ont aujourd’hui comme traitement, pour ma part, est déjà mieux que ce qu’ils avaient quand ils étaient communautaires. Donc qu’ils soient rassurés », a indiqué le ministre Karimou. Il conclut en disant qu’au niveau du sous-secteur de l’enseignement maternel et primaire, les AME sont un peu plus de 16000 et « ont droit au reversement. Tout ce qui reste est question de modalité ».

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