RDC : l’étau se resserre autour de l’ancien dirigeant Joseph Kabila

L’ancien président de la République Démocratique du Congo, Joseph Kabila, est dans le collimateur de la justice de son pays. Deux jours après l’annonce de sa présence à Goma, ville sous contrôle du groupe rebelle M23, le gouvernement a publié un communiqué, annonçant des poursuites judiciaires contre l’ancien président et la saisie de ses biens.…

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L’ancien président de la République Démocratique du Congo, Joseph Kabila, est dans le collimateur de la justice de son pays. Deux jours après l’annonce de sa présence à Goma, ville sous contrôle du groupe rebelle M23, le gouvernement a publié un communiqué, annonçant des poursuites judiciaires contre l’ancien président et la saisie de ses biens.

L’information qui a suscité un grand intérêt sur les médias sociaux, a été rapidement confirmée par le ministère de la justice Congolaise. Dans un communiqué, le ministre de la Justice, Constant Mutamba, assure avoir donné des injonctions au procureur général près la Cour de cassation ainsi qu’à l’auditeur général des forces armées pour engager des poursuites contre Kabila et ses «  complices  ». « Le ministère de la Justice confirme les poursuites judiciaires contre M. Joseph Kabila et ses complices responsables du PPRD/FCC pour leur participation directe à l’agression rwandaise dans l’est du pays à travers le mouvement terroriste AFC/M23. Les mesures de saisie de leurs biens mobiliers et immobiliers ainsi que de restriction de leur mouvement restent de stricte application. Dura lex sed lex » a écrit, dimanche soir, le ministre congolais de la Justice, Constant Mutamba, dans un post sur le réseau social X. En effet, Joseph Kabila est accusé par le gouvernement de Kinshasa de « haute trahison » pour son implication présumée dans l’agression rwandaise à travers le groupe rebelle AFC/M23. Pour cela, il a été ordonné la saisie de tous ses biens et la restriction de déplacement des cadres de son parti le PPRD, bras politique du Front Commun pour le Congo (FCC). Cette décision a fait réagir au sein du PPRD. Pour Ferdinand Kambere, le secrétaire permanent adjoint du parti, ces mesures sont « arbitraires et frisent la dictature ». Le parti a également démenti la présence de son responsable de 53 ans à Goma et exige qu’on apporte les preuves de sa présence effective à Goma. « Nous, nous continuons à croire que ce sont des affabulations fabriquées par le pouvoir en place pour occulter leur échec dans cette gestion de la guerre, la mauvaise gouvernance », a-t-il réagi sur RFI.

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