Palais de la Marina : le délégué du contrôle financier et deux (02) co-accusés jugés à la Criet

La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) s’est penchée, hier lundi 31 mars 2025, sur une affaire d’abus de fonction et de blanchiment de capitaux, impliquant le délégué du contrôle financier de la présidence de la République et deux autres co-accusés. Les mis en cause ont été écoutés hier, ainsi que…

2 minutes

Temps de lecture

coneil_des_ministres-2.jpg

La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) s’est penchée, hier lundi 31 mars 2025, sur une affaire d’abus de fonction et de blanchiment de capitaux, impliquant le délégué du contrôle financier de la présidence de la République et deux autres co-accusés. Les mis en cause ont été écoutés hier, ainsi que les plaignants.

Selon l’accusation, le délégué du contrôle financier qui est le principal mis en cause dans cette affaire, est accusé d’avoir exigé des pots de vin, allant jusqu’à 20% sur des marchés auprès des fournisseurs. Des explications des représentants de la garde républicaine, qui est la plaignante dans ce dossier, l’accusé aurait prétexté du fait que le deuxième quinquennat de la rupture s’achève pour s’en mettre plein les poches. Des messages, dans ce sens, auraient été retrouvés dans son téléphone portable. Poursuivi avec mandat de dépôt, pour abus de fonction et blanchiment de capitaux, le délégué du contrôle financier est placé en détention provisoire depuis février 2025, ainsi de même que son frère, lui par contre poursuivi pour complicité. À la Criet, le frère est présenté comme l’intermédiaire entre le principal accusé et les fournisseurs. Dans ce dossier, une troisième personne est poursuivie sans mandat de dépôt. À l’audience du lundi, le principal accusé a nié en bloc les faits portés à sa charge et s’en défend. Selon le délégué du contrôle financier, le dossier est complètement vide. Les accusations portées à son encontre seraient de purs montages. Jamais, insiste-t-il, il n’a réclamé de pots de vin. « Ce n’est pas moi la PRMP. Je ne suis pas en contact avec les prestataires », a-t-il déclaré à la barre, selon Bip radio. À propos des messages lus dans son téléphone, où il évoque réclame 20%, le prévenu explique que ce n’était pas dans le cadre du contrat, et qu’il s’agissait d’une blague avec une personne. Mais les représentants de la garde républicaine sont revenus à la charge. Ils ont expliqué que le délégué du contrôle financier s’attelait à bloquer les procédures d’approvisionnement et soulignent la sensibilité d’un défaut d’approvisionnement dans cette unité chargée de la sécurité du Chef de l’État. Le dossier est renvoyé au 28 avril prochain, pour continuation.

 

À propos de l’auteur