Au Niger, dix nouvelles personnes, parmi lesquelles deux anciens ministres de l’ex-président Mohamed Bazoum et plusieurs chefs rebelles, ont été inscrites sur le fichier des personnes ou entités impliquées dans des actes de terrorisme ou d’infractions portant atteinte aux intérêts de la nation.
Hassoumi Massoudou, ancien ministre des Affaires étrangères, et Alkache Alhada, ancien ministre de l’Intérieur puis du Commerce, figurent parmi les anciens membres du régime déchu ajoutés au « Fichier des Personnes, Groupes de personnes ou Entités impliqués dans des actes de terrorisme ou dans des infractions portant atteinte aux intérêts stratégiques et/ou fondamentaux de la Nation ou de nature à troubler gravement la tranquillité et la sécurité publique » (FPGE). Tous deux sont poursuivis par le tribunal militaire pour complot et trahison. Lire aussi: [Burkina Faso : 10 ans après la chute de Blaise Compaoré, le souvenir d’une révolution populaire ))>https://www.linvestigateur.info/?Burkina-Faso-10-ans-apres-la-chute-de-Blaise-Compaore-le-souvenir-d-une&var_mode=calcul] En plus de Massoudou et Alhada, d’autres personnalités proches de Mohamed Bazoum ont été ajoutées à ce fichier, créé en août 2024, selon RFI. Elles sont soupçonnées de diffusion de données susceptibles de troubler l’ordre public. Parmi les chefs rebelles inscrits, on retrouve notamment Mahmoud Sallah, chef du Front patriotique pour la libération, et Mohamed Tori, du Front patriotique pour la justice. Mahmoud Sallah avait revendiqué le sabotage du pipeline reliant le Niger au Bénin, tandis que Mohamed Tori avait revendiqué la capture du préfet de Bilma et de sa délégation en juin. Les conséquences de l’inscription sur le FPGE incluent l’interdiction de voyager, le gel des avoirs et une possible déchéance provisoire de la nationalité nigérienne par décret. Une première liste des inscrits avait été publiée le mois dernier, et neuf personnes ont déjà été déchues provisoirement de leur nationalité. Les personnes récemment inscrites disposent d’un délai de trois mois pour contester leur inscription. La majorité d’entre elles vivent actuellement en exil.















