L’idée d’une coopération militaire entre le Rwanda et Bénin avec une possible intervention des soldats rwandais sur le sol béninois pour la lutte contre le terrorisme ne plaît pas à Martin Rodriguez. Selon lui, Patrice Talon vise plutôt à se protéger avec ces forces étrangères sous le prétexte d’une menace terroriste.
« C’est pour amener les forces étrangères dans le but de protéger son pouvoir », a-t-il déclaré. L’opposant au régime de la rupture estime que le Rwanda n’a pas une expérience avérée en matière de lutte contre le terrorisme. Il se demande alors pourquoi doit-on chercher le soutien de ce pays pour contrer la menace djihadiste. Martin Rodriguez pense qu’il va falloir s’attaquer au problèmes socio-économiques du pays pour faire face au terrorisme. Les personnes en situation difficile sont faciles à convaincre pour intégrer le camp des terroristes. Lire aussi: [Bénin: la sécurité renforcée à Kérou et Kandi après les attaques terroristes->https://www.linvestigateur.info/?Benin-la-securite-renforcee-a-Kerou-et-Kandi-apres-les-attaques-terroristes&var_mode=calcul ] « Les djihadistes font aussi du recrutement local. Ils recrutent chez ceux qui sont les chômeurs, frustrés, ceux qui sont révoltés pour pouvoir mener leur combat. (…) « , a-t-il dit dans une émission diffusée sur youtube. L’homme d’affaires fait remarquer aussi que ce phénomène ne pourra pas être maîtrisé s’il n’y a pas une complicité entre le gouvernement et les populations. « Pour lutter contre le djihadisme, il faut qu’il y ait une harmonie entre les populations qui sont censées être protégées et l’État. Il faut qu’il y ait une complicité. Un peuple divisé à l’intérieur est un peuple vulnérable « , a-t-il expliqué. Martin Rodriguez insiste sur la résolution des problèmes qui favorisent le recrutement de djihadiste dans la population tels que le chômage, la frustration et la révolte liée à l’insatisfaction sociale. Le renforcement de l’unité nationale permettra au Bénin de vaincre l’ennemi selon sa réflexion.















