Criet: elle qualifie une internaute de « prostituée » sur TikTok et risque 1 an de prison ferme

Le ministère public de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) a fait ses réquisitions ce jeudi 05 novembre 2026, dans un dossier impliquant la Tiktokeuse béninoise Océane 229, poursuivie pour injures sur les réseaux sociaux. La créatrice de contenus sur TikTok, Océane 229, pourrait passer les prochains mois derrière les…

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Le ministère public de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) a fait ses réquisitions ce jeudi 05 novembre 2026, dans un dossier impliquant la Tiktokeuse béninoise Océane 229, poursuivie pour injures sur les réseaux sociaux.

La créatrice de contenus sur TikTok, Océane 229, pourrait passer les prochains mois derrière les barreaux. Ce jeudi 5 novembre 2026, le parquet de la Criet a requis à son encontre une peine d’emprisonnement d’un an ferme et deux millions de franc CFA d’amende. Elle est poursuivie pour injures et harcèlement par voie électronique.

L’affaire trouve son origine dans une plainte déposée par trois personnes, dont deux femmes. Elles reprochent à la prévenue de les avoir prises pour cibles lors de directs sur TikTok. Si deux d’entre elles avaient déjà été entendues, la Cour a écouté la troisième ce jeudi.

Selon les informations rapportées par Bip radio, la première plaignante accuse Océane 229 de l’avoir traitée de prostituée en plein live, tout en s’en prenant à la mémoire de sa mère décédée.

Le deuxième plaignant, quant à lui, affirme que la tiktokeuse a exposé son visage et son identité au cours d’un autre direct, en laissant entendre qu’ils avaient entretenu une relation intime.

La troisième plaignante dénonce, pour sa part, des attaques liées à son état de santé. En effet, atteinte d’un cancer du sein, elle affirme que la prévenue a déclaré en direct que cette maladie allait la tuer. Elle explique que ces informations proviendraient d’une cagnotte en ligne lancée par un ami vivant en France pour l’aider. Elle réclame deux millions de FCFA en réparation.

À la barre, la prévenue a reconnu les faits. Elle a expliqué avoir parlé sous l’effet de la colère et a présenté ses excuses. Dans ses réquisitions, le ministère public a demandé une condamnation à douze mois d’emprisonnement ferme et à deux millions de FCFA d’amende. Il a également sollicité le versement de deux millions de FCFA à la plaignante qui demande réparation.

La défense a plaidé pour une peine assortie de sursis et une réduction des dommages-intérêts. L’avocat a soutenu que sa cliente était sincèrement désolée. Le dossier est renvoyé au jeudi 24 décembre.

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