Drame de Shakahola : Paul Mackenzie et 29 co-accusés reconnus coupables, voici ce qu’ils risquent

Le verdict est tombé au Kenya dans l’affaire du massacre de Shakahola. Lundi 19 octobre à Mombasa, le pasteur autoproclamé, Paul Mackenzie, et ses 29 co-accusés ont été reconnus coupables du meurtre de 191 personnes, dont 190 enfants et un adulte. Les corps avaient été retrouvés en 2023 dans la forêt de Shakahola, dans l’est…

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Le verdict est tombé au Kenya dans l’affaire du massacre de Shakahola. Lundi 19 octobre à Mombasa, le pasteur autoproclamé, Paul Mackenzie, et ses 29 co-accusés ont été reconnus coupables du meurtre de 191 personnes, dont 190 enfants et un adulte.

Les corps avaient été retrouvés en 2023 dans la forêt de Shakahola, dans l’est du pays. Au total, environ 430 dépouilles avaient été découvertes dans des fosses communes creusées sur le domaine du leader de l’Église internationale de la Bonne Nouvelle.

En effet, Paul Mackenzie prêchait à ses fidèles un jeûne extrême pour rencontrer Jésus. Le procès aura duré plus de deux ans, avec plus de 130 témoins entendus et des milliers de pièces à conviction examinées.

En rendant son jugement, la juge de la Haute cour de Mombasa a décortiqué pendant plusieurs heures le mécanisme qui a conduit à ces morts. A terme, elle a estimé que les preuves étaient suffisantes pour établir la culpabilité des accusés.

Selon la magistrate, les victimes ont été emportées par une organisation très structurée, avec une hiérarchie claire et un chef qui donnait les directives. Chacun y jouait un rôle précis, a-t-elle souligné. Pendant que les gardes assuraient la surveillance, les chefs de village fournissaient des informations.

La plupart des victimes sont mortes de faim. La juge a également relevé que certains enfants avaient été étranglés ou étouffés, ce qui démontre selon elle la détermination du groupe à aller au bout de son projet. Autre élément important : la majorité des co-accusés sont des parents des victimes.

Du côté de la défense, l’avocat Maître Lawrence Obonyo a contesté la décision. Il estime que la cour s’est davantage appuyée sur l’opinion publique que sur les faits et n’a pas tenu compte des arguments de la défense. Pour lui, le jeûne relevait d’un choix personnel lié à de profondes convictions religieuses. Il a annoncé son intention de faire appel.

A l’inverse, les proches des victimes se sont réjouis de l’issue du procès. Le fils du pasteur, Dan Mackenzie, a confié que justice avait été rendue et que cela lui permettrait de tourner la page après des années de souffrance. Dans cette affaire, les prévenus risquent des peines de prison allant jusqu’à la perpétuité. Tous seront fixés le 6 novembre prochain.

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