Un apprenti d’une vingtaine d’années a comparu ce jeudi 08 octobre 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Il risque trois ans de prison ferme.
Selon l’accusation, le jeune homme, en formation dans un centre professionnel, aurait pris des photos de son enseignante à son insu. Il les aurait ensuite modifiées à l’aide de l’intelligence artificielle avant de les publier sur les réseaux sociaux.
Alertée par ses proches, la victime a déposé plainte, ce qui a conduit à l’interpellation du mis en cause. Au cours de l’enquête, l’exploitation de son téléphone a révélé d’autres faits. Les enquêteurs affirment avoir découvert des éléments liés à des activités d’escroquerie en ligne. Des accusations que le prévenu a rejetées à la barre.
La Criet le poursuit pour deux chefs d’accusation : harcèlement par le biais d’une communication électronique et escroquerie via internet. À l’audience de ce jeudi, le ministère public a présenté ses réquisitions. Le substitut du procureur a indiqué que l’enseignante avait finalement retiré sa plainte.
Malgré ce retrait, le parquet a requis la clémence partielle. Il a demandé à la Cour d’abandonner les poursuites pour harcèlement électronique.
En revanche, il a maintenu les faits d’escroquerie via internet. Pour ce chef d’accusation, il a requis 36 mois de prison ferme et une amende de deux millions de francs CFA. Le parquet a également demandé à la Cour de tenir compte du statut d’apprenant du prévenu.
Le verdict est attendu le jeudi 19 novembre 2026, rapporte Bip radio.











