Le dossier du jeune Tiktokeur, Steve Wotto, a connu une nouvelle évolution ce lundi 5 octobre 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET).
Convoqué à la barre aux environs de 17h55, le tiktokeur n’était pas seul. Pour la première fois, deux autres prévenus ont comparu à ses côtés dans le cadre de la même procédure.
Face à cette situation, le ministère public a soulevé une question de connexité entre les deux affaires. Représenté par le premier substitut du procureur spécial, le parquet a alors demandé à la Cour d’ordonner la jonction des deux procédures.
Une requête qui n’a pas rencontré d’opposition de la part de Maître Agbado, Avocat de Steve Wotto. Ainsi, après en avoir délibéré, la chambre correctionnelle a accédé à la demande. Les juges ont ordonné sur siège la jonction des dossiers, désormais réunis sous le numéro unique CRIET/2026/RP/1122.
A l’issue de cette décision, le procès a été renvoyé au lundi 16 novembre 2026 pour la suite des débats.
Ce renvoi a provoqué une nouvelle réaction de l’activiste. Alors que la procédure venait de s’élargir, Steve Wotto s’est exclamé devant la Cour : « Je veux qu’on me condamne seulement. Je ne les connais même pas », selon les propos rapportés par Libre Express. Son conseil a tenté de le calmer avant que les trois prévenus ne regagnent leurs places.
Ce n’est pas la première fois que l’activiste affiche son agacement devant les juges. Lors d’une précédente audience, il avait déjà vivement réagi à l’annonce d’un renvoi.
Pour rappel, Steve Wotto est poursuivi pour apologie de crimes contre la sûreté de l’Etat, harcèlement par le biais d’un système électronique, ainsi qu’incitation à la haine et à la violence. À sa première comparution, il avait plaidé non coupable.
Le 22 juin 2026, il avait toutefois assumé certains propos tenus contre l’ancien président Patrice Talon et le président élu Romuald Wadagni. Il avait qualifié l’élection de ce dernier de « fraudes électorales » et de « coup d’Etat constitutionnel ».
Sa défense avait alors évoqué une possible instabilité mentale et sollicité une expertise psychiatrique. Une démarche à laquelle le prévenu s’était fermement opposé, affirmant jouir d’un parfait état de santé mentale.
Le dossier reviendra donc le 16 novembre prochain devant la chambre correctionnelle de la CRIET, avec désormais trois prévenus à la barre.











