Libération des espaces publics occupés par les garages : voici les amendes applicables dès ce lundi à Cotonou

Au Bénin, une opération de libération des espaces publics occupés par les garages démarre ce lundi 21 septembre 2026 dans la ville de Cotonou. L’information a été annoncée quelques jours plus tôt par la mairie, au détour d’une sortie médiatique. Cette phase répressive s’accompagne de sanctions financières clairement définies par un arrêté municipal pris le…

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Au Bénin, une opération de libération des espaces publics occupés par les garages démarre ce lundi 21 septembre 2026 dans la ville de Cotonou. L’information a été annoncée quelques jours plus tôt par la mairie, au détour d’une sortie médiatique.

Cette phase répressive s’accompagne de sanctions financières clairement définies par un arrêté municipal pris le 16 septembre 2025 . Les contrevenants dont les véhicules seront enlevés devront s’acquitter de frais d’enlèvement et de fourrière avant toute restitution.

Le barème varie selon la catégorie. Pour les engins à deux roues, les frais d’enlèvement sont fixés à 5 000 FCFA. Ils s’élèvent à 10 000 FCFA pour les tricycles. Les véhicules de transport en commun et personnels sont également concernés : 30 000 FCFA pour les véhicules de 4 à 12 places, 50 000 FCFA pour ceux de 13 à 30 places et 80 000 FCFA pour les véhicules de 31 places et plus.

Concernant les camions, la mairie a prévu trois tranches. Il faudra payer 50 000 FCFA pour les camions de moins de 5 tonnes, 120 000 FCFA pour ceux compris entre 5 et 10 tonnes et 150 000 FCFA pour les camions de plus de 10 tonnes.

À ces frais d’enlèvement s’ajoutent les frais de fourrière journaliers, qui s’échelonnent de 2 000 à 20 000 FCFA selon la catégorie du véhicule.

Un cas particulier concerne les véhicules épaves. Pour ces derniers, une amende forfaitaire de 100 000 FCFA s’ajoute aux frais d’enlèvement et de fourrière.

La mairie précise que la restitution des véhicules enlevés est conditionnée au paiement intégral de l’ensemble des sommes dues. Par ailleurs, après 90 jours de garde, tout véhicule dont le propriétaire reste inconnu, introuvable ou insolvable pourra être vendu aux enchères publiques par un commissaire-priseur.

Une opération préparée depuis avril

Si la phase de répression démarre ce lundi, elle a été précédée par une longue démarche pédagogique. Selon l’exécutif municipal, le processus a débuté dès le 13 avril 2026 avec un communiqué du maire invitant les promoteurs de garages et autres occupants à se conformer à la réglementation.

Un délai initial de 90 jours, qui courait jusqu’au 13 juillet, avait été accordé pour une mise en conformité volontaire. Malgré cette échéance, la mairie dit avoir prolongé les délais. L’approche a été graduelle : information, sensibilisation, dialogue, préavis, notification puis rappel. Ce lundi marque le passage à l’exécution, dans une logique de protection du domaine public.

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