A quelques jours de la rentrée scolaire 2026-2027, le Chef de l’Etat Romuald Wadagni, a reçu en audience, vendredi 11 septembre 2026, au Palais de la Marina, les responsables des confédérations syndicales et du collectif des Aspirants au Métier d’Enseignant (AME). Objectif, réitérer l’engagement du gouvernement à leur garantir d’excellentes conditions de vie et de travail.
Attendue depuis plusieurs années, la mesure de reversement des AME dans la fonction publique est en passe d’être effective. Reçu ce vendredi 11 septembre 2026 à la présidence de la République, le Collectif des AME du Bénin a obtenu des garanties claires de la part du Chef de l’Etat Romuald Wadagni.
Le Président de la République a acté la mesure de leur reversement. Pour bénéficier de la mesure, le critère principal retenu est d’avoir accompli trois contrats successifs en tant qu’AME. Le processus se fera de manière progressive et équitable.
Deux autres éléments encadrent cette intégration. D’abord, elle se fera par promotion et par vague. La promotion de 2019, qui représente plus de la moitié des effectifs, sera traitée en priorité avant d’ouvrir les vagues suivantes. Ensuite, une condition d’âge a été fixée. Elle s’aligne sur l’article 12 du Statut Général de la Fonction Publique : 35 ans maximum pour les catégories C et D, et 40 ans pour les catégories A et B. L’objectif est de permettre au plus grand nombre d’atteindre les 15 ans de cotisation requis pour la retraite.
Quel statut ?
Au cours de la séance, le gouvernement a écarté l’idée d’un nouveau test de recrutement. Le choix porté est celui d’un recrutement sur titre, qui valorise l’expérience et la qualification déjà acquises sur le terrain. Concernant le statut, les AME intégrés relèveront du statut d’Agent Contractuel de Droit Public des Collectivités Territoriales Décentralisées, ACDPCTD.
Ce choix présente plusieurs avantages. Sur le plan social, il permet une affiliation directe à la CNSS, où les AME cotisent déjà, évitant ainsi toute rupture. Pour la gestion, il instaure une co-tutelle entre les ministères de l’enseignement et les collectivités locales. Enfin, ce statut facilite l’accès aux crédits bancaires et aux services financiers.
La décision est le fruit d’une large séance de travail. Outre le Chef de l’Etat, trois ministres étaient présents : le Ministre du Budget et de la Fonction publique, le Ministre des Enseignements Secondaire, Technique et de la Formation Professionnelle, et le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique. Les représentants du Collectif des AME y ont également pris part.
Les trois centrales syndicales, COSI-Bénin, CSA-Bénin et CSTB, également présentes à la rencontre, ont salué l’annonce. Elles voient dans cette mesure un pas important vers la restauration de la dignité des enseignants.











