Cinq personnes de nationalité étrangère, âgées de 20 à 28 ans, ont été interpellées à Gbéyamey par les éléments du commissariat frontalier de Médédjonou. L’opération a également permis de saisir 49 appareils électroniques, dont 22 ordinateurs portables et 27 téléphones, dans une habitation présentée comme une base présumée d’activités de cybercriminalité.
Les suspects et le matériel saisi ont été conduits au commissariat frontalier de Médédjonou avant leur transfert à l’Antenne régionale Sud de lutte contre la cybercriminalité à Porto-Novo. Cette structure doit poursuivre les investigations afin de déterminer les activités menées sur place et d’identifier d’éventuelles ramifications. La perquisition des lieux a permis aux policiers de mettre la main sur 22 ordinateurs portables HP, 25 smartphones Android et 2 téléphones à touches de marque Itel. À cela s’ajoutent six cartes bancaires, cinq pièces d’identité et deux cartes SIM.
Les forces de l’ordre ont également découvert trois caméras de surveillance, cinq plaquettes de cartes SIM, plusieurs accessoires informatiques et téléphoniques ainsi que des rallonges électriques. L’ensemble du matériel a été placé sous scellés pour les besoins de l’enquête.
L’intervention fait suite à des renseignements signalant des comportements suspects dans une maison louée à Gbéyamey. Une équipe de police a alors mis en place, dans la nuit du mercredi 2 septembre 2026, une surveillance discrète autour de l’habitation.
Le dispositif a abouti le lendemain matin. Jeudi 3 septembre, aux environs de 8 heures, les policiers sont intervenus dans la maison et ont surpris les cinq occupants. Le bâtiment était équipé de caméras de surveillance, permettant notamment de contrôler les alentours.
Au moment de l’intervention, l’un des suspects a tenté de s’échapper en sautant depuis le deuxième étage de l’immeuble. Sa tentative s’est soldée par une blessure à la jambe. Son état devait être évalué par les services médicaux.
Cette opération s’inscrit dans les actions menées par la Police républicaine contre les réseaux présumés de cybercriminalité. Les investigations se poursuivent désormais à Porto-Novo pour établir les responsabilités et déterminer l’ampleur des activités du groupe.
Edouard HOUNTONDJI











