Cotonou : un instituteur condamné à 5 ans de prison ferme pour harcèlement sexuel sur une élève de 15 ans

Les crimes sexuels commis sur mineures sont sévèrement punis au Bénin. La justice béninoise vient encore d’en donner l’exemple, à travers la condamnation d’un Instituteur à une peine d’emprisonnement de cinq ans fermes et trois ans d’interdiction d’exercer la profession. La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), a confirmé en appel…

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Un homme emprisonné

Les crimes sexuels commis sur mineures sont sévèrement punis au Bénin. La justice béninoise vient encore d’en donner l’exemple, à travers la condamnation d’un Instituteur à une peine d’emprisonnement de cinq ans fermes et trois ans d’interdiction d’exercer la profession.

La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), a confirmé en appel la condamnation d’un instituteur de 41 ans pour harcèlement sexuel sur une mineure. Les faits se sont déroulés à Cotonou, dans le département du Littoral.

En effet, l’enseignant identifiés sous les initiales A.N., exerçait dans l’école fréquentée par la victime. Affecté en classe de CM1, il assurait parfois la garde de la classe de CM2 en l’absence de sa collègue. C’est dans ce cadre qu’il a fait la connaissance de l’élève, une mineure de 15 ans.

Selon le dossier, il a commencé par des avances, puis par des attouchements sexuels réguliers. Ces agissements ont gravement perturbé la scolarité et la quiétude de la jeune fille.

Le 5 juin 2025, en première instance, la CRIET a condamné l’instituteur à 5 ans d’emprisonnement ferme pour harcèlement sexuel commis par un enseignant sur son apprenante. La cour a également prononcé une amende d’un million de francs CFA, l’allocation d’un franc symbolique à titre de dommages et intérêts à l’Institut National de la Femme, partie civile, et une interdiction d’exercer la profession d’enseignant pendant 3 ans, à compter de la fin de la peine principale.

Le prévenu a cependant interjeté appel. Au final, la chambre d’appel de la CRIET a confirmé purement et simplement la décision de première instance. Dans sa chronique « Les échos de la CRIET », l’Institut National de la Femme (INF), rappelle qu’une élève de 15 ans n’a aucune responsabilité dans les violences sexuelles commises par un adulte de 41 ans.

« L’autorité pédagogique n’a pas droit de toucher le corps d’une enfant mineure. L’école doit être un lieu sûr, pas un lieu de danger », a souligné l’INF.

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