Bénin : Boni Yayi justifie sa décision de siéger au Sénat

Opposé à l’idée de siéger au Sénat lors de la révision de la Constitution, l’ancien président Boni Yayi a finalement changé de position. Dans un message publié ce mercredi sur sa page Meta, il explique les raisons de ce revirement, qu’il lie à l’évolution du contexte politique et institutionnel du pays. Boni Yayi sera bien…

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Boni Yayi, ancien président du Bénin

Opposé à l’idée de siéger au Sénat lors de la révision de la Constitution, l’ancien président Boni Yayi a finalement changé de position. Dans un message publié ce mercredi sur sa page Meta, il explique les raisons de ce revirement, qu’il lie à l’évolution du contexte politique et institutionnel du pays.

Boni Yayi sera bien membre du Sénat. L’ancien président de la République a annoncé, ce mercredi, qu’il exercera son droit de siéger au sein de la nouvelle chambre du Parlement. Une décision qui tranche avec la position qu’il avait affichée au moment de l’adoption de la révision constitutionnelle instituant le Sénat.

L’intégralité de son message

 

Mes chers compatriotes,

Au moment où le projet de loi portant révision de la Constitution et instituant le Sénat a été introduit, et avant même son examen par la Commission des lois de l’Assemblée nationale, j’avais publiquement fait connaître ma position, en indiquant clairement que je n’envisageais pas de siéger au sein de cette institution, pour les raisons que j’avais alors exposées.

La loi a été votée et promulguée. Depuis lors, le contexte national a considérablement évolué et beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Notre pays fait face à de nouvelles réalités institutionnelles, notamment la mise en place d’un Parlement monocolore.

Les cadres de dialogue politique sont devenus quasi inexistants voire considérablement réduits, alors même que notre démocratie a plus que jamais besoin d’espaces d’échanges et de débats.

Chers compatriotes,

Je partage les préoccupations du peuple quant à la nécessaire décrispation de la vie politique, à travers la prise en compte des priorités qui ont toujours été les miennes, à savoir : le respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales incompatible avec l’existence de prisonniers et d’exilés politiques, le renforcement des acquis de l’unité nationale, la sécurité, la défense du territoire, le dialogue, la démocratie et la paix.

Je vous rassure : je connais vos aspirations fondées sur la justice, la démocratie , le pain et la paix.

Je resterai fidèle à vos valeurs qui ont toujours guidé mon engagement politique.

C’est pourquoi, après mûre réflexion, il apparaît dès lors que le Sénat pourrait être un cadre de dialogue politique interne destiné à porter la voix et les attentes du peuple.

Mes Très chers compatriotes,

En vertu de l’article 113-3 de la constitution, je compte exercer mon droit de sénateur afin d’œuvrer pour l’idéal de notre patrie commune. Je n’en suis pas demandeur, c’est la constitution.

Je m’efforcerai avec mes collègues à faire du Sénat un vase d’honneur pour les intérêts du peuple.

Continuons de prier pour notre pays et d’œuvrer pour la paix, la justice, la sécurité et la démocratie.

Union de prières.
Dieu bénisse le Bénin !

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