Rumeur d’infiltration d’hommes armés au Bénin : la police nigériane réagit

La Police nigériane a formellement démenti les allégations selon lesquelles un policier aurait été filmé en compagnie de bandits armés dans l’État de Katsina. Selon les autorités, les hommes visibles sur la vidéo sont des membres de groupes de vigilance reconnus qui collaborent avec les forces de sécurité. Ce démenti intervient après plusieurs jours de…

3 minutes

Temps de lecture

Rumeur d’infiltration d’hommes armés au Bénin : la police nigériane réagit

La Police nigériane a formellement démenti les allégations selon lesquelles un policier aurait été filmé en compagnie de bandits armés dans l’État de Katsina. Selon les autorités, les hommes visibles sur la vidéo sont des membres de groupes de vigilance reconnus qui collaborent avec les forces de sécurité. Ce démenti intervient après plusieurs jours de rumeurs ayant alimenté la psychose dans le département du Plateau, au Bénin, où les autorités avaient déjà assuré qu’aucune infiltration de groupes armés n’avait été constatée.

La polémique autour d’une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux connaît un nouveau rebondissement. Dans un communiqué ce 24 juin 2026, le porte-parole de la Police nigériane, le Commissaire principal de police (CSP) Anietie Okokon Edem Iniedu, a rejeté les accusations selon lesquelles un policier Nigérian en uniforme, aurait été aperçu en train de collaborer avec des bandits armés dans l’État de Katsina.

Selon la Police nigériane, les individus apparaissant dans la séquence vidéo ne sont nullement des criminels. Il s’agit de « membres du Vigilante Group of Nigeria (VGN) ainsi que de chasseurs officiellement enregistrés, qui participent aux opérations de sécurisation aux côtés des forces de l’ordre dans les zones de gouvernement local de Musawa et de Matazu », a martelé le porte-parole de la police nigériane.

La police nigériane dénonce une manipulation

 

Les autorités nigérianes précisent que la vidéo montre une interaction ordinaire entre un policier et ces volontaires de sécurité au moment où ils se dirigeaient vers une zone d’opération afin de soutenir les actions de lutte contre la criminalité. Elles dénoncent une interprétation volontairement erronée des images, destinée à semer la confusion et à affaiblir la confiance du public envers les institutions chargées de la sécurité.

Dans son communiqué, la Police nigériane condamne fermement la diffusion de fausses informations susceptibles de créer la panique, de compromettre les opérations sécuritaires et d’alimenter la désinformation. Elle met également en garde les auteurs et relais de ces contenus trompeurs, les avertissant qu’ils s’exposent à des poursuites judiciaires.

Quand le démenti de la police nigériane conforte les assurances des autorités béninoises

 

Le démenti de la police nigériane vient conforter les assurances déjà données par les autorités béninoises quelques jours plus tôt. En effet, des publications relayées sur les réseaux sociaux avaient laissé croire que ces hommes armés auraient franchi la frontière pour pénétrer sur le territoire béninois. Ces informations avaient provoqué un climat de peur et d’inquiétude dans plusieurs communes du département du Plateau.

Face à cette situation, le préfet du Plateau, Délonix Kougbévi, avait publié le 18 juin un communiqué radio pour rassurer les populations. S’appuyant sur les investigations menées par les forces de défense et de sécurité béninoises, il avait affirmé qu’aucune présence d’individus armés non identifiés n’avait été constatée dans le département. Le préfet avait également dénoncé des rumeurs propagées par des personnes mal intentionnées dans le but de troubler l’ordre public et rappelé que les auteurs de fausses informations sur les réseaux sociaux s’exposaient aux sanctions prévues par le Code du numérique.

À travers leurs prises de parole respectives, les autorités nigérianes et béninoises appellent à la vigilance face à la désinformation qui circule sur les réseaux sociaux. Elles invitent les populations à vérifier les informations auprès des sources officielles afin d’éviter que de fausses alertes ne nourrissent la psychose et ne perturbent les efforts déployés pour garantir la sécurité des citoyens.

À propos de l'auteur