Bénin : Et si le président Wadagni ‘’dégonflait’’ les salaires politiques !

Le sujet a alimenté les débats et polarisé les attentions sous l’ancien régime. Mais au début du mandat du président Romuald Wadagni, le couvert a été remis. Les salaires politiques, et si le président de la République les dégonflait ? Au détour d’une sortie médiatique la semaine écoulée, le secrétaire général de la Confédération syndicale des…

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Les salaires doivent être réduits

Le sujet a alimenté les débats et polarisé les attentions sous l’ancien régime. Mais au début du mandat du président Romuald Wadagni, le couvert a été remis. Les salaires politiques, et si le président de la République les dégonflait ?

Au détour d’une sortie médiatique la semaine écoulée, le secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (CSTB), Kassa Mampo, ironisait : « Au Bénin, le travail n’est pas payé, c’est la politique qui est payée ». En d’autres termes, il fait allusion aux mirobolants salaires que gagnent les personnalités politiques au Bénin désormais. Pendant ce temps, certaines catégories de travailleurs doivent se contenter des broutilles (ndlr salaires).

A dire vrai, dans un pays pauvre comme le Bénin où la misère se lit sur les visages, il est plus qu’utile que des réformes susceptibles de renflouer le panier de la ménagère prennent corps. Pour y arriver, le train de vie de l’État, onéreux, qui ne pèse que sur les épaules du contribuable, doit être réduit. Les mesures sociales prises après seulement deux semaines de gestion, autorisent à donner au président Romuald Wadagni, le bon Dieu sans confession. Les primes instaurées dans le secteur agricole constituent, à n’en pas douter, un appât lancé aux paysans quitte à leur demander de se sublimer pour obtenir, en fin de saison, des records inégalables en termes de moissons. C’est également sa manière de fouetter l’égo de ces agriculteurs afin de les amener à donner plus qu’ils en ont dans leur tripe. Si l’exode rural demeure le talon d’Achille et comme facteurs plombant les espoirs dans le secteur agricole, il est tout aussi vrai que les bras valides ne veulent plus aller à la terre. La planche de salut pour 80 % des jeunes est aujourd’hui la politique. Raison : ils croient que la seule issue dans un monde confronté aux problèmes d’emploi et, pire, aux emplois non rémunérés à sa valeur, reste la politique. Tous veulent devenir ‘’ministre’’ ; ‘’directeur général’’ ; ‘’conseillers du président de la République’’ ;  ‘’préfet’’; ‘’maires’’ ; ‘’chargés de missions’’ etc. Pour la frange de jeunes aujourd’hui dans l’enseignement, ce choix relève plutôt d’un pis-aller.

Car, au Bénin, les salaires politiques, depuis une décennie environ, ont pris de l’épaisseur. Ils ont été quasiment quadruplés. Que fait de si précieux, un préfet pour coûter au peuple, la bagatelle somme de 5 millions F CFA le mois ? Le nombre de députés, au regard des nouvelles réformes entreprises au Parlement ayant augmenté, est-il encore nécessaire de gonfler les salaires des élus du peuple ? Un ministre en principe au service de son peuple, doit-il coûter plus de 10 millions FCFA au contribuable par mois ?

 

Autant de questions dont les réponses sont recherchées comme une aiguille dans une botte de foin. Sont-elles à la Marina ces réponses ? On l’imagine. Dans l’absolu, les mesures annoncées au début du mandat sont la preuve que le septennat est prometteur. Pour cela, il serait plus utile qu’on réduise le train de vie de l’État à travers le ‘’dégonflage’’ des salaires politiques.

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