Bénin : à la Criet, l’ex-chef du 12ème arrondissement de Cotonou Samuel Akindes s’explique sur des faits l’opposant à Lionel Talon

L’ex-chef du 12ème arrondissement de Cotonou, Samuel Akindes Adékambi a comparu ce lundi 1er juin 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Le prévenu est poursuivi pour des faits d’abus de fonction dans une affaire l’opposant à Lionel Talon, promoteur du Centre Eya.  Les faits reprochés à l’élu communal…

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Criet

L’ex-chef du 12ème arrondissement de Cotonou, Samuel Akindes Adékambi a comparu ce lundi 1er juin 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Le prévenu est poursuivi pour des faits d’abus de fonction dans une affaire l’opposant à Lionel Talon, promoteur du Centre Eya. 

Les faits reprochés à l’élu communal portent sur des transferts d’argent dont l’usage est remis en cause. A l’ouverture de l’audience ce lundi, Samuel Akindes Adékambi a été entendu sur les faits d’abus de fonction. A la barre, le prévenu est revenu en détail sur le fond de ce dossier l’opposant Lionel Talon.

Selon lui, tout a commencé il y a trois années en arrière lorsqu’il a sollicité l’aide du fils de l’ancien président de la République Patrice Talon pour la réalisation d’un projet de construction d’un terrain de football destiné aux jeunes du quartier d’Akogbato. Lionel Talon est favorable au projet. Sauf que le premier plan de construction proposé par le cabinet d’architecture désigné par ses soins, ne correspondait pas aux demandes initiales.

Ce premier plan prévoyait uniquement l’érection d’un centre culturel dénommé Eya et ne prenait pas en compte la construction d’un espace sportif pour les jeunes tel que voulu par le sieur Akindès. Ce à quoi il s’est opposé, exigeant l’intégration de l’infrastructure sportive.

La plainte portée par Lionel Talon évoque également sur un montant estimé à 3 millions 200 mille francs CFA. En effet, dans le cadre ce projet, Samuel Akindes Adékambi aurait encaissé la somme de 200 mille francs CFA devant servir à organiser un cocktail pour les jeunes du terrain d’Akogbato. Ce qui n’aurait jamais été fait. Mais le prévenu nie avoir perçu un tel montant.

Campagne présidentielle

Toutefois, il reconnait avoir reçu des mains de Yasmine Comlan, assistante de Lionel Talon, 3 millions FCFA, une somme qu’il aurait demandé pour couvrir ses frais de campagne personnelle en vue de l’élection présidentielle du 12 avril 2026.

Il a rappelé que l’argent lui a été versé à l’issue d’une réunion de travail regroupant le cabinet chargé des travaux, le manager du Centre Eya, l’assistante de Lionel Talon et d’autres participants pour statuer sur les délibérés du projet d’Akogbato.

C’est quelques jours après cette rencontre, qu’il a reçu, lors d’une marche de remerciement au président Patrice Talon, organisée le 1er mai 2026, un appel téléphonique l’invitant à se présenter auprès du directeur de la Police pour une audition. C’est ainsi qu’il a été interpellé par les agents de la Brigade économique et financière (BEF).

Interrogé par le ministère public sur d’éventuels précédents financiers avec le fils de l’ancien président, Samuel Akindes Adékambi a indiqué que c’était la première fois qu’il percevait de l’argent de la part du plaignant. Au cours de l’audience de ce lundi, plusieurs personnes ont été convoquées à la barre dont Yasmine Comlan, assistante de Lionel Talon. Mais toutes étaient absentes, selon Libre Express. Ainsi, la Cour, après avoir donné lecture au prévenu des déclarations faites par l’assistante du promoteur lors de l’instruction, a renvoyé le dossier au lundi 6 juillet 2026, pour la suite du procès.

Arrêté le 1er mai 2026 par la Brigade économique et financière, l’ex-Chef du douzième arrondissement de Cotonou, Samuel Akindes, a été écouté le mardi 5 mai 2026, par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), qui a ordonné son placement en détention provisoire. A la suite de son incarcération, le Chef du 7e arrondissement de Cotonou, Edgard Djossou, est désigné pour assurer son intérim.

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