Une nouvelle vague de départs à la retraite d’office vient d’être enregistrée dans le rang des Forces de défense et de sécurité au Bénin. Parmi les personnalités concernées figure le contrôleur général de police Pamphile Zomahoun, ancien responsable du renseignement béninois.
Au Bénin, la Police républicaine connaît une nouvelle phase de réorganisation interne avec l’admission à la retraite d’office de plusieurs agents supérieurs des Forces de défense et de sécurité. Au nombre de ses agents, figure le contrôleur général de police Pamphile Zomahoun, ancien patron du renseignement selon Canal3 Bénin.
Considéré pendant plusieurs années comme un membre important du dispositif sécuritaire au Bénin, le désormais « flic retraité » a occupé des fonctions clés dans la coordination des activités de renseignement sous le régime du président Patrice Talon. Son parcours au sein de l’appareil sécuritaire en a fait l’un des officiers les plus influents de sa génération.
Après avoir quitté la tête des services de renseignement, Pamphile Zomahoun avait été nommé ambassadeur adjoint et envoyé spécial du Bénin pour Haïti, rattaché à l’ambassade du Bénin à Brasilia, au Brésil.
La mesure de retraite d’office intervient dans un cadre réglementaire précis. Le gouvernement béninois encadre ces départs à travers le décret n°2024-08 du 09 janvier 2024, qui fixe les modalités d’accompagnement des agents concernés au sein des Forces de défense et de sécurité.
Selon ce texte, les fonctionnaires admis à la retraite d’office bénéficient d’une allocation spécifique, sans préjudice de leur droit à la pension de retraite. Celle-ci est calculée en tenant compte des avancements automatiques d’échelons jusqu’à la date normale de départ à la retraite.
Le dispositif prévoit également une allocation mensuelle complémentaire durant la première année suivant la mise à la retraite, correspondant à la différence entre le dernier salaire de base et la pension perçue, versée jusqu’au 31 décembre de l’année concernée.















