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Bénin : plainte du député Assane Séïbou contre la Leip après l'affichage

L’investigateur 16/09/2022 à 01:18

L’affichage de la Liste Électorale informatisée provisoire (Leip) a révélé des imperfections par endroits. C’est le cas dans la 14è circonscription électorale où des dysfonctionnements notés, ont obligé le député Assane Seibou à saisir le gestionnaire mandataire, Cyrille Gougbédji de l’Anip. Voici ses remarques.

C’est via un texte au délégué mandataire de l’ANIP, l’Agence qui s’est occupée de la réalisation de la liste que le député s’est signalé.

"Bonjour Monsieur le Directeur GOUGBÉDJI de l’ANIP.
Je suis l’honorable Député Assan SEIBOU, élu de la 14è circonscription et originaire de Copargo", peut-on y lire d’entrée.
"Je viens porter à votre connaissance que la consultation des listes affichées dans la commune de Copargo ont révélé des situations catastrophiques incompréhensibles. Les listes ont été complètement perturbées et des milliers d’inscrits qui étaient pourtant sortis à l’occasion de la dernière opération pour confirmer leurs postes de vote, se retrouvent affectés dans d’autres postes de vote loin de leurs localité. Il y en a qui sont désormais affectés à Parakou.
Pour vous donner une idée, je vous prie de prendre par exemple, le poste du village de Babanzaouré qui avait environ 300 inscrits au moment des confirmations, se retrouve avec plus de 1000 inscrits. Les plus de 700 supplémentaires viennent de Zongo, de Toungouli, et même, de postes de vote de l’arrondissement de Singré.
Au même moment, le poste de Zongo, mon quartier, passe de plus de 1000 à 700 inscrits environ ; une réduction de plus de 300 inscrits, tous des personnes votant depuis longtemps, à ce centre et qui n’ont jamais demandé leur transfert. La situation est semblable dans la plupart des villages de l’arrondissement urbain.
Cette situation s’observe dans l’arrondissement de Singré et d’Anandana.
Par ailleurs, la tablette du centre de Copargo n’arrive pas à passer les transferts vers le seul nouveau poste créé régulièrement par l’Anip en vertu de la loi.

Le véritable problème est que les équipes que nous avons rapidement mises sur pied pour aller de poste en poste pour assister nos parents dans redressement par retransfert en ligne, sont confrontées à plusieurs difficultés notamment :
 le nombre exorbitant de cas ;
 les pluies qui ont efface les listes ;
 les renseignements à réunir, car les citoyens dans le milieu rural (paysans surtout) ne sont pas informés ;
 les délais pour refaire tout ce travail ;
 les coûts de cette opération qui exigent un personnel portant une assistance technique aux non intellectuels pendant des jours ;
 les distances pour convoyer de nombreuses victimes à l’arrondissement, seul point de correction sûre ;
 l’incertitude sur la prise en compte du travail en ligne, même pour le peu qui se fait.

J’ai essayé de porter le problème vers le dirigeant de mon Parti, mais je me suis rendu compte que lui-même était une victime qui a dû refait son transfert en ligne avec l’espoir que cela sera pris en compte.
Je ne présage donc pas de ce qui se passe dans d’autres communes. En tout cas, je viens vous suggérer de :
 investiguer rapidement sur ce trouble brutal des listes (peut-être vos ordinateurs sont déréglés par une "folie" d’autonomie" ou alors des techniciens doivent être doigtés) qui donne l’impression de l’ingérence d’une main malfaisante qui a agi contre l’Anip à des fins intéressées.
 ramener à l’affichage, à défaut de retrouver les informations exactes, de la liste d’avant les confirmations et reprendre rapidement le travail avec plusieurs équipes techniques de travail.
 Corriger la tablette de l’arrondissement de Copargo qui n’arrive pas à passer les transferts vers le nouveau poste de Kparakouna créé.

Je vous prie enfin, d’agir rapidement, car ce recul nous ramène à une situation pire que ce que nous avons vécu sous la lépi en ses débuts, pour enlever cette impression que des citoyens commencent à exprimer, d’un sabordage et d’un sabotage orchestré et orienté, car nous le problème semble se poser plus dans les postes de vote favorables à un bord politique.
Ce serait dommage que ce merveilleux travail abattu avec notre concours à tous, finisse ainsi, comme si quelque chose l’a explosé.
Si rien n’était fait, je vous plaindrai pour ce que vous avez souffert et investi.", a-t-il relevé.




 
 

 
 
 

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