Le débat sur le 3ème mandat de Patrice Talon est au cœur de l’actualité au Bénin. Reçu dans l’émission «Appels sur l’Actualité» de RFI, ce vendredi 28 février 2025, le vice-président du parti « Les Démocrates », Eric Houndété a déclaré que la révision de la Constitution de 2019 « ne change pas grande chose » pour lui.
Pour le député Eric Houndété, ceux qui prônent, dit-il, « nul ne peut faire plus de deux mandants dans sa vie », ont trouvé maintenant l’alchimie de lui montrer ou de lui « faire croire que le président Patrice Talon est né en 2019 et que donc il pourrait se présenter à nouveau ». Le Vice-président du parti Les Démocrates a signifié qu’« on ne peut pas changer de République » et que « rien n’a changé ».. Une manière pour lui de confondre dans l’émission « Appels sur l’Actualité », « C’est eux qui croient que leur président est né après 2019, puisqu’on a dit nul ne peut être président plus de deux fois de sa vie et ils trouvent l’ingénieuse idée de dire que c’est une constitution remise à zéro ». Houngbédji et Orden Alladatin rectifient Pour le député Orden Alladatin, président de la Commission des lois à l’Assemblée nationale et membre du part Union progressiste Le Renouveau (UP-R), « avec le bout de phrase « nul de sa vie ne peut faire plus de deux mandats », même dans le contexte d’une nouvelle République, « nul ne pourra faire plus de deux mandats ». « C ‘est un non-sens. C’est un débat, ça n’a pas de sens et le parlement qui a pu mettre cette disposition dans la Constitution, c’est un parlement totalement contrôlé par le président Patrice Talon », a précisé Orden Alladatin avant d’ajouter : « On le fait pour le bien collectif et non pas pour nous-mêmes ». Wilfried Léandre Houngbédji, porte-parole et Secrétaire général adjoint du gouvernement, a affirmé de son côté qu’il met au défi, quiconque « de prendre n’importe quel autre pays qui ferait la révision dans ses conditions et renforcerait plutôt les garanties qu’il y a depuis 1990 plutôt que de lever les verrous ». « Le vain débat sur un nouveau 1er ou 3ème mandat, on l’a soldé pendant qu’il n’y avait que des partis soutenant le président de la République à l’Assemblée nationale », a indiqué le porte-parole du gouvernement. Pour sa part, l’ancien président de la Cour constitutionnelle, Maître Robert Dossou a déclaré : « Je me maintiens dans ma logique de marmite bouillonnante de liberté. Quand la marmite bouillonne, calmez-vous, mettez-vous à la dimension de l’histoire et patientez. Les vapeurs vont encore tomber, tout va se calmer et nous allons continuer dans la paix et dans la tranquillité ».















