S’exprimant à l’occasion d’une réception civique organisée en son honneur par le gouvernement de l’État de Lagos à la Lagos House, Marina, jeudi dernier, le président Bola Tinubu a fait une mise au point sur l’une des réformes qu’il a entreprises.
A l’occasion en effet, il a donné la raison pour laquelle il a unifié le taux de change et refusé de participer à l’arbitrage. Mais par ailleurs, le président nigérian a profité de cette rencontre pour présenter ses excuses à certains de ses amis présents dans l’assistance qui, a-t-il dit, souhaitaient ardemment le voir mais n’ont pas pu le faire en raison des exigences de son travail. « La mission est plus importante que l’amour du salon. Nous devons faire notre travail », a-t-il déclaré. En revanche, il revient sur les résultats espérés au lendemain de la suppression de la subvention du carburant. « Je pourrais me permettre de partager les bénéfices en participant à l’arbitrage, mais Dieu m’en préserve ! Ce n’est pas pour cela que vous avez voté pour moi », a-t-il déclaré le successeur de Buhari. Selon ses explications, « il était impératif de prendre ces mesures décisives dès les premiers jours de son administration. » « Nous devons prendre des mesures pour arrêter l’hémorragie de nos finances en agissant rapidement sur les subventions aux carburants. Nous n’avons pas le choix », a-t-il déclaré. Lire aussi: Nigeria: suspension immédiate des salaires de 10 000 travailleurs pour cette raison à Kano Le président Tinubu a déclaré qu’afin d’assurer une bonne utilisation des ressources disponibles, le gouvernement « repenserait l’efficacité du contrôle et de la gestion de nos ressources afin de respecter les obligations des titulaires de charges politiques envers les Nigérians ». Il a profité de l’occasion pour solliciter le soutien des gouverneurs présents à l’événement afin qu’ils collaborent avec lui pour assurer un développement homogène du pays. « Nous travaillerons ensemble en appliquant une politique de la porte ouverte. Nous ferons passer le Nigeria du bord du gouffre à une économie résiliente. Je veux que nous soyons des partenaires afin de sauver notre pays et d’en faire une nation renaissante ».















