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Le match est plié. Le Bénin sera bel et bien doté d’un Sénat. Ainsi en ont décidé les députés de la neuvième législature, ce vendredi 14 novembre 2025. Même dans sa volonté de faire barrière à la proposition de loi portant révision de la constitution, l’ancien président Boni Yayi, a tout simplement mordu la poussière.
L’information est tombée peu avant 6 heures du matin, ce samedi 15 novembre. Avec 90 voix pour et 19 contre, les députés ont dit "oui" à la nouvelle proposition de loi portant révision de la constitution.
Et pourtant, cette option était loin d’être envisagée puisque la mouvance présidentielle, porteuse de la proposition de loi, ne disposait pas du nombre suffisant de députés ( NDLR au moins 88) pour faire passer la loi, en tout cas, pas jusqu’à la date du 14 novembre.
Qu’est-ce qui s’est donc passé ? Les 22 députés du parti Les Démocrates qui, quelques heures plus tôt, jugeaient irrecevable le texte en opposant leurs droits de veto, se seraient-ils finalement ravisés ? Bien malin qui pourra répondre à cette question !
Ce qui est cependant clair, c’est que les divergences au sein du parti Les Démocrates se poursuivent à priori.
Car, le mot d’ordre donné par le président du parti, Boni Yayi, était on ne peut plus implacable : « J’en appelle avec gravité aux députés du parti Les Démocrates à rejeter cette proposition de révision constitutionnelle portant création du Sénat. En agissant ainsi, les 22 députés LD honoreront leur serment d’artisans de la restauration de la démocratie au Bénin, à cette dernière session ordinaire de la 9ᵉ législature », écrivait-il le 3 novembre dernier sur sa page Facebook.
Désordre et désobéissance
Pour la circonstance, les mots sont bien choisis et le ton, plus que mesuré, pour être cerné par quiconque. Mais le scénario observé au parlement dans la nuit du vendredi 14 au samedi 15 novembre, prouve totalement le contraire.
De 28 députés, le parti passe à 22 et au grand jour à 19. Trois députés n‘ont pas, à l’analyse du vote, suivi le mot d’ordre du parti et son chef. Ceci explique le résultat des urnes avec 90 voix pour, 19 contre et 00 abstention sur 109 votants.
Si le parti ne se présente pas à la présidentielle, c’est parce que l’un de ses députés Michel Sodjinou en l’occurrence s’est rétracté et opposé à remettre son parrainage en soutien au duo Renaud Agbodjo-Jude Lodjou désigné par le parti. Hormis son attitude, cinq députés y compris Michel Sodjinou avaient démissionné sans oublier le rejet de la candidature du parti aux élections communales pour dossiers incomplets selon la CENA.
Autant de faits qui interrogent vu que dans un passé récent, le groupe telle une citadelle imprenable, clamait à tue-tête, sa solidarité pour au besoin convaincre les incrédules sur sa capacité à transcender les clivages internes et difficultés pour la cause nationale.
Or, selon toute vraisemblance, d’autres cadres du partis remontés contre la gestion des dirigeants seraient en train de préparer leur démission. Dans ce lot peut-être d’autres députés et c’est le lieu de se demander combien sont-ils encore à obéir au parti et par ricochet, à son président Boni Yayi ?
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