L’État islamique a revendiqué ce vendredi l’attaque armée qui a ciblé l’aéroport international Diori-Hamani et la base militaire 101 à Niamey, dans la nuit du mercredi à jeudi 29 janvier 2026.
L’attaque survenue contre l’aéroport international Diori-Hamani et la base militaire 101 de Niamey a été officiellement revendiquée par l’État islamique. L’information a été rapportée par le groupe Site, spécialisé dans la surveillance des activités jihadistes, citant Amaq, l’organe de propagande de l’organisation terroriste. Selon les autorités nigériennes, l’assaut a visé à la fois l’aéroport civil et la base militaire située à une dizaine de kilomètres de la présidence. Les combats, qui ont duré environ une heure, ont fait « vingt morts du côté des assaillants et onze arrestations. Quatre militaires nigériens ont été blessés lors des affrontements ». La junte nigérienne affirme par ailleurs qu’un ressortissant français figure parmi les assaillants tués, sans apporter de précisions supplémentaires. Lors de leur repli, les assaillants ont ouvert le feu sur des aéronefs civils stationnés sur le tarmac. Deux appareils de la compagnie Asky et un Airbus A319 d’Air Côte d’Ivoire ont été touchés. Aucun passager ni membre d’équipage n’a toutefois été blessé, selon les autorités aéroportuaires. Niamey accuse, Cotonou répond Jeudi 29 janvier, au lendemain de l’attaque, le président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie, le général Abdourahamane Tiani, s’est rendu sur les lieux. Il a salué la « prompte réaction » des forces nigériennes, appuyées par des partenaires russes, affirmant que cette coopération avait permis de repousser les assaillants. Dans un discours offensif, il a également accusé les présidents français Emmanuel Macron, béninois Patrice Talon et ivoirien Alassane Ouattara d’être les « sponsors » des assaillants, qualifiés de « mercenaires ». Face à cette énième accusation, le gouvernement béninois a réagi par l’intermédiaire de son porte-parole, Wilfried Léandre Houngbédji. Sans entrer dans une escalade verbale, ce dernier a tourné en dérision les accusations, les assimilant à des réactions de jalousie face aux performances et à l’image positive du Bénin sur la scène régionale et internationale. Il a estimé que le pays, grâce à un effort collectif, s’est hissé à un niveau de reconnaissance qui ne fait pas que des heureux. Pour le porte-parole du gouvernement béninois, ces accusations ne méritent pas une surenchère, d’autant plus que les réactions populaires, y compris au Niger, tendent à les relativiser. Le Niger est confronté depuis plus d’une décennie aux violences jihadistes menées par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, affilié à Al-Qaïda, et par l’État islamique au Sahel. Si ces attaques sont fréquentes dans les zones frontalières de l’ouest et du sud-est du pays, elles touchent rarement la capitale.Attaque de Niamey : l’État islamique revendique l’assaut contre l’aéroport et la base militaire
L’État islamique a revendiqué ce vendredi l’attaque armée qui a ciblé l’aéroport international Diori-Hamani et la base militaire 101 à Niamey, dans la nuit du..
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