Présidentielle au Cameroun : Maurice Kamto appelle au respect du verdict des urnes

Exclu de la présidentielle du 12 octobre, l’opposant camerounais Maurice Kamto a exhorté vendredi, les autorités à respecter le choix des électeurs et à faire preuve de retenue. Dans un contexte de dépouillement sous tension, le leader du MRC met en garde contre les risques de dérapages dans un pays déjà fragilisé. Alors que le…

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Exclu de la présidentielle du 12 octobre, l’opposant camerounais Maurice Kamto a exhorté vendredi, les autorités à respecter le choix des électeurs et à faire preuve de retenue. Dans un contexte de dépouillement sous tension, le leader du MRC met en garde contre les risques de dérapages dans un pays déjà fragilisé.

Alors que le Cameroun vit des moments critiques après le scrutin présidentiel du 12 octobre, Maurice Kamto, opposant historique de Paul Biya est monté au créneau. Dans une déclaration diffusée vendredi sur ses réseaux sociaux, l’opposant, écarté de la course présidentielle, a exhorté les autorités à « respecter le choix des électeurs » et à garantir la transparence du processus en cours. « Les résultats officiels attendus doivent correspondre au choix des électeurs camerounais exprimés en conscience dans les urnes », a affirmé Kamto, plaidant pour le « respect du verdict des urnes ». Il dénonce une montée des tensions « dangereuse » depuis le scrutin, alimentée, selon lui, par des « actes et comportements répréhensibles » susceptibles de « compromettre l’issue finale » du processus électoral. L’ancien candidat à la présidentielle de 2018 alerte sur le risque de confrontations entre Camerounais, dans un contexte déjà marqué par plusieurs crises : le conflit armé dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, les attaques de Boko Haram dans l’Extrême-Nord, et une situation socio-économique difficile. Il appelle les forces de l’ordre au discernement, et met en garde contre toute assimilation des citoyens pacifiques à des « malfrats ». « Ceux qui menacent l’ordre public sont ceux qui cherchent à modifier la parole des urnes », a-t-il déclaré, tout en soulignant que le Cameroun, « nation commune », ne doit pas sombrer dans les divisions internes. Pendant ce temps, le Conseil électoral a entériné la composition de la Commission nationale de recensement général des votes, chargée de la compilation des résultats. Cette instance de 33 membres, présidée par le magistrat Essombe Émile du Conseil constitutionnel, réunit des représentants de l’administration, d’Elections Cameroon (ELECAM) et des partis politiques. Pendant ce temps, le candidat du FSNC, Issa Tchiroma Bakary, a revendiqué mercredi, la victoire face au président sortant Paul Biya, affirmant détenir « plus de 80 % des voix ». En réponse, le ministre de l’Administration territoriale, Atanga Nji Paul, a dénoncé une « imposture » et rappelé que seul le Conseil constitutionnel est habilité à proclamer les résultats, attendus d’ici au 26 octobre.

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