L’ex-ministre de l’Énergie, Paulin Akponna, a adressé des excuses à son prédécesseur Samou Adambi, au président Patrice Talon et au Gouvernement, suite à ses propos tenus à Parakou. Mais c’est trop tard.
Dans un communiqué selon les médias, Paulin Akponna revient sur ses propos tenus récemment à Parakou. Il demande pardon à toutes les personnes concernées, notamment son prédécesseur, le ministre Samou Adambi , le chef de l’État Patrice Talon, ainsi que l’ensemble du Gouvernement. Cette sortie intervient dans un contexte marqué par son départ du gouvernement. S’il est vrai que Dieu ne veut pas la mort du pécheur, il faut reconnaître que lesdites excuses sont arrivées très tard. Pour s’en convaincre, la sortie incontrôlée de l’ancien ministre Paulin Akponna, le 21 juin à Titirou dans la Commune de Parakou lui a valu sa sortie du gouvernement. Pire il devra en répondre le 16 juillet prochain. Car, il a été assigné en justice pour diffamation par son prédécesseur au poste ministériel, Samou Séïdou Adambi. Ce 21 juin en effet, l’ancien ministre Akponna a parlé des faits présumés de mauvaise gestion sous son prédécesseur (NDLR Samou Séïdou Adambi), en dénonçant des acteurs du passé de « siphonneurs du budget national », de « délinquants de la République » et de « politiciens véreux ». Lire son communiqué intégral COMMUNIQUE DE PRESSE A l’occasion d’une activité du Parti Bloc Républicain, organisée par le Ministre Conseiller Rachidi GBADAMASSI, j’ai été invité à entretenir les populations et autres militants des quartiers de Titirou, Okedama et Korobororou, sur les questions ci-après 1- l’accès à l’eau potable 2- l’extension de l’électricité , 3- l’emploi des jeunes 4- l’autonomisation des femmes 5- l’assainissement du cadre de vie en général. Au cours de nos échanges et particulièrement à l’étape du quartier Korobororou, j’ai eu à parler de siphonage du budget national portant sur des dizaines de milliards de nos francs CFA. Avec un léger recul, je mesure la gravité de ces propos dont j’assume l’entière responsabilité. Les interprétations données par les uns et les autres — à juste titre — de mes propos tendent à accuser mon prédécesseur. Ce qui n’est ni juste ni fondé. Aucune preuve ne sous-tend mes propos si ce ne sont des souvenirs des cas dont je ne suis pas témoin et qui sont pendants devant la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET). C’est pourquoi je viens publiquement ici présenter mes sincères excuses à mon prédécesseur M. S. ADAMBI par rapport aux propos incriminés qui ont pu laisser supposer un seul instant son implication dans un cas de corruption et/ou de malversation. Mes excuses vont également au Président de la République et à tout son Gouvernement. A y regarder de près, je m’aperçois d’une véritable erreur de communication si ce n’est une faute politique gravissime. Mes propos ont jeté un doute sur la sincérité de l’action gouvernementale et nourrissent des polémiques et divisions inutiles. J’en suis peiné et atterré. Ma pédagogie de piètre profane politique a péché par des exemples inappropriés et auto-accusateurs de l’équipe à laquelle j’appartenais. J’en suis à nouveau désolé. Je voudrais noter humblement le caractère sacré de la parole en matière politique : tout m’engage et devrait être pesé et sous-pesé. J’en tire les leçons. Je tiens à remercier tous ceux qui m’ont rappelé à l’ordre. A tous ceux à qui mes propos ont commis quelque préjudice ou blessé, je présente mes excuses. A la Nation béninoise. Au Président de la République et à son gouvernement A mon collègue Samou S. ADAMBI et à notre Parti le Bloc Républicain, Je fais la génuflexion de ma coutume nago pour leur renouveler mes sincères excuses. Kingnidé Paulin AKPONNABénin : après sa bourde à Parakou, l’ex-ministre Paulin Akponna retrouve ses esprits
L’ex-ministre de l’Énergie, Paulin Akponna, a adressé des excuses à son prédécesseur Samou Adambi, au président Patrice Talon et au Gouvernement, suite à ses propos..
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