Affaire Steve Amoussou : voici pourquoi la défense a interjeté appel malgré l’opposition du client

Le dossier de Steve Amoussou continue de susciter des commentaires. Car, outre le parquet de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), qui a interjeté appel, la défense en a fait de même. Au détour d’une sortie, l’un de ses avocats fait des précisions. Condamné à deux ans de prison ferme…

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Le dossier de Steve Amoussou continue de susciter des commentaires. Car, outre le parquet de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), qui a interjeté appel, la défense en a fait de même. Au détour d’une sortie, l’un de ses avocats fait des précisions.

Condamné à deux ans de prison ferme et à une amende de deux millions de francs CFA, Steve Amoussou n’avait initialement pas souhaité faire appel de la décision rendue contre lui par la CRIET. Mais la situation a évolué après que le parquet a décidé, de son côté, de relever appel. « Notre client a expressément marqué son accord pour ne pas relever l’appel de la décision. Ce qui fait que nous n’avons pas interjeté au principal appel. », explique Maître Augustin Aballo, l’un de ses avocats au micro de bip radio. Cependant, après avoir été informés que le procureur spécial avait, lui, interjeté appel du jugement, la défense a revu sa position. « Face à cette situation, nous avons pris nos responsabilités pour protéger les intérêts de notre client », précise Maître Aballo. Il s’agit notamment d’éviter que des arguments procéduraux ne soient opposés à la défense devant la cour d’appel, comme l’interdiction de plaider en l’absence d’un appel formel de sa part. En droit, un appel principal déclenche un nouveau délai de cinq jours, conformément à l’article 513 du code de procédure, pour permettre à l’autre partie d’exercer un appel incident. C’est ce qu’ont décidé les avocats de Steve Amoussou. « Après avoir interjeté cet appel incident, il était de notre devoir d’en informer à nouveau notre client et, si besoin, d’en expliquer les raisons à sa famille. Nous agissons toujours dans son intérêt, sous tous les angles », conclut Maître Aballo. Pour l’heure, la défense se dit sereine et reste en attente de la suite que donnera le parquet à son propre appel.

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