Le parquet les soupçonne d’avoir participé à un réseau clandestin alimentant en essence des groupes armés opérant dans le Parc W. Les cinq prévenus arrêtés par la police républicaine vivaient dans l’arrondissement de Founougo, situé au nord du Bénin, près de la frontière avec le Burkina Faso et le Niger.
Selon les autorités, ces individus stockaient illégalement du carburant, qu’ils revendaient ensuite à des groupes terroristes actifs dans le Parc W, une vaste zone protégée souvent infiltrée par des djihadistes. Ils ont été interpellés alors qu’ils s’apprêtaient à effectuer une livraison, selon Libre Express. D’après le ministère public, le carburant était acheté à 18 000 FCFA le bidon, puis revendu à 25 000 FCFA, générant un important bénéfice. À la barre, les accusés ont tous nié avoir fourni du carburant à des groupes armés. Certains ont reconnu avoir stocké de l’essence de contrebande, mais uniquement à des fins de revente locale. Ils contestent tout lien avec des réseaux terroristes. L’un des avocats de la défense a plaidé la relaxe pure et simple, estimant que les éléments à charge sont insuffisants. Il a souligné que Founougo se situe à près de 40 kilomètres du Parc W, ce qui n’est pas chose aisée pour un citoyen qui cherchaient à braver une telle distance dans l’optique d’approvisionner les terroristes. Dans ses réquisitions, la quatrième substitut du procureur spécial près la CRIET a demandé la requalification des faits pour l’un des accusés. Pour les quatre autres, elle a requis leur condamnation pour contrebande. Le parquet a demandé une peine de cinq ans de prison ferme et une amende de 500 000 FCFA pour chacun des cinq hommes. La représentante du ministère public a également tenu à rappeler que les prévenus ne sont pas poursuivis pour terrorisme, ni complicité de terrorisme, mais uniquement pour des faits de contrebande liés à l’absence de déclaration douanière pour les stocks d’essence retrouvés. Le verdict est attendu pour le mardi 1er juillet 2025.












