Le gouvernement béninois, dans sa politique active de lutte contre le chômage et l’exclusion sociale des jeunes, a mis en place le programme Azôli, un dispositif novateur destiné à favoriser l’insertion professionnelle des jeunes peu ou pas instruits. Ce programme, lancé en 2021 avec le soutien financier de la Banque Mondiale, repose sur une approche pratique de la formation en entreprise.
Azôli s’impose comme la réponse pour sortir les jeunes du chômage. Son objectif est clair: réduire le chômage des jeunes tout en renforçant les compétences locales afin de répondre aux besoins croissants des industries béninoises. Azoli offre à ceux qui ont un faible niveau d’instruction, la possibilité d’acquérir des compétences pratiques en entreprise, un atout majeur pour leur avenir professionnel. Vincent Cakpo, un jeune orphelin de père et de mère, illustre parfaitement l’impact de ce programme. Après avoir abandonné l’école depuis plusieurs années, il errait sans objectif jusqu’à ce qu’il entende parler du programme Azôli. Sélectionné à Parakou parmi 2 406 jeunes, il a suivi une formation de six mois en énergies renouvelables. À l’issue de sa formation, il a signé son premier contrat de travail avec l’entreprise AdMec-CTIB, une expérience qui a transformé sa vie. Comme lui, des milliers de jeunes béninois ont retrouvé l’espoir grâce à ce programme. Azôli a déjà permis à plus de 5 427 jeunes, dont 46 % de filles, de bénéficier de formations pratiques au sein d’entreprises partenaires telles que Lagazel Bénin et AdMec-CTIB. Ce programme est également bénéfique pour les entreprises partenaires, qui rencontrent souvent des difficultés à recruter des travailleurs qualifiés. En comblant cette lacune, Azôli répond à un besoin important tout en contribuant à renforcer l’employabilité des jeunes, en particulier dans des domaines spécifiques, en parfaite adéquation avec les besoins du marché du travail. Don-Fofo Bedy, formateur et responsable de l’usine Lagazel Bénin, souligne : « Cette formation permet aux apprenants d’être aguerris et automatiquement aptes à travailler dans des domaines précis. » Pour les jeunes comme Vincent, Azôli représente une véritable renaissance après plusieurs années d’abandon scolaire et de précarité. Le succès de ce programme témoigne de la volonté politique du gouvernement béninois de redresser la situation de l’emploi des jeunes. Le Préfet de l’Atlantique, Jean-Claude CODJIA, a affirmé qu’Azôli était une illustration de l’engagement de l’État à changer de paradigme concernant l’emploi des jeunes. L’entreprise AdMec-CTIB, par exemple, a décidé de recruter tous les jeunes formés dans le cadre du programme, et cela dépasse ainsi les 200 recrutements initialement prévus. Cette initiative montre la pertinence et l’efficacité de la formation. Avec des résultats aussi prometteurs, Azôli devient un modèle de réussite dans l’insertion professionnelle des jeunes au Bénin. D’ici 2025, le gouvernement ambitionne de former et insérer 50 000 jeunes dans l’emploi salarié et l’auto-emploi. Le soutien de la Banque Mondiale reste essentiel pour atteindre ces objectifs, mais les résultats obtenus jusqu’à présent prouvent que la voie tracée est la bonne. Le programme Azôli est un véritable moteur pour l’insertion professionnelle des jeunes, et contribue ainsi à la dynamique économique du Bénin. Il ne fait aucun doute que ce modèle pourra être étendu à d’autres secteurs, pour ainsi offrir davantage d’opportunités à la jeunesse béninoise.















