Coup d’Etat déjoué : Louis Vlavonou prône la séparation des pouvoirs et la patience

La deuxième session ordinaire de l’Assemblée nationale de l’année 2024 s’est ouverte ce jeudi 24 octobre. Louis Vlavonou, président de l’institution, a profité de cette..

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La deuxième session ordinaire de l’Assemblée nationale de l’année 2024 s’est ouverte ce jeudi 24 octobre. Louis Vlavonou, président de l’institution, a profité de cette occasion pour s’exprimer sur l’affaire de la tentative présumée de coup d’État déjoué au Bénin, appelant ses collègues députés à la retenue.

Le paysage politique béninois est secoué depuis quelque temps par cette affaire de complot contre la sûreté de l’État, impliquant l’homme d’affaires Olivier Boko et l’ancien ministre des Sports Oswald Homeky. Plusieurs semaines après ces révélations, la première réaction de la deuxième personnalité de l’État, après le président Patrice Talon, a eu lieu. Depuis le palais des gouverneurs de Porto-Novo, Louis Vlavonou s’est exprimé lors de l’ouverture de la deuxième session ordinaire de l’Assemblée nationale pour l’année 2024. Dans son discours, il a affirmé avoir ressenti, comme l’ensemble des Béninois, une grande frayeur en apprenant, par la voix du procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), qu’un complot contre la sûreté de l’État était en préparation, menaçant de remettre en cause l’ordre démocratique établi depuis plus de trois décennies au Bénin. Il a rappelé que si le coup avait réussi, le président de la République aurait été arrêté et les députés mis « au chômage ». Mais, a-t-il ajouté, « heureusement, il a plu au Seigneur de nous en épargner ». Louis Vlavonou a ensuite invité les parlementaires à faire preuve de retenue, « en attendant que les instances compétentes achèvent leurs investigations et déterminent les responsabilités dans ce dossier complexe, sans aucune intrusion ni entrave de la part de la représentation nationale ». Il a également insisté sur l’importance de respecter la séparation des pouvoirs, rappelant que ce dossier relève exclusivement du judiciaire. « Nous devons éviter toute ingérence en tant qu’institution, chacun pouvant avoir son opinion propre, mais dans le respect de notre institution », a-t-il conclu.

 

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