Steve Amou, alias Frère Hounvi, a été entendu une seconde fois devant le parquet spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), en présence de ses avocats. Lors de cette audience, en cours actuellement, le chroniqueur a fait des aveux détaillés concernant l’incident.
« J’ai ressenti le besoin de sortir pour prendre quelque chose. C’est alors que quatre personnes se sont approchées de moi et ont engagé une conversation. Entre le début de la discussion et mon introduction dans un fourgon noir, il s’est écoulé environ 20 à 25 minutes. J’ai pu identifier M. Jimmy GANDAHO et M. Géraud GBAGUIDI. Les deux autres individus étaient cagoulés, je n’ai donc pas pu identifier M. Ouanilo MEDEGAN FAGLA. La rue où la scène s’est déroulée était bien éclairée. J’ai été brutalisé, mais les passants observaient de loin. Je ne peux pas dire exactement à quelle heure cela s’est produit », a-t-il déclaré. Lire aussi: [Dossier Frère Hounvi : une demande particulière de l’homme d’affaires Martin Rodriguez au peuple béninois )>https://www.linvestigateur.info/?Dossier-Frere-Hounvi-une-demande-particuliere-de-l-homme-d-affaires-Martin&var_mode=calcul#google_vignette] Jimmy Gandaho, l’un des suspects, a fourni sa version des faits : « Je suis coach en MMA. Fin juillet 2024, j’ai été contacté par Ayi Marcellin, qui vit en Indonésie. Il m’a demandé de me rendre à Lomé pour retrouver Steve Amoussou, qui lui devait 10 millions de FCFA pour un service non exécuté. M. Marcellin m’a envoyé une photo et m’a indiqué le domicile de Steve Amoussou. Le lundi 12 août 2024, je suis allé à Adidogomè avec Géraud Gbaguidi (Jojo) et deux autres jeunes du quartier. Nous avons repéré Steve Amoussou et nous l’avons abordé pour lui dire que M. Marcellin voulait lui parler. Steve Amoussou a refusé, puis a crié au secours. Pris de panique, nous avons embarqué. Je ne peux pas expliquer exactement comment Steve Amoussou s’est retrouvé dans ma voiture 4-Runner. La situation était confuse. Steve Amoussou avait bu beaucoup de Sodabi. » Il faut rappeler que les autorités togolaises avaient émis des mandats d’arrêt contre plusieurs personnes impliquées dans l’affaire. Parmi elles, Ouanilo Fagla Medegan, directeur du Centre national d’investigations numériques (Cnin), Géraud Gbaguidi, alias Jojo, membre du staff managérial du chanteur Vano Baby, et Gnandaho Gimmy, athlète en arts martiaux.











