Le débat autour de la présumée tentative de coup d’État contre le président béninois Patrice Talon ne fait que commencer, pourrait-on dire. Lors d’une séance d’échanges organisée par le web-activiste Vital Panou, l’ancien Directeur général de la police nationale, Louis Philippe Houndégnon, s’est exprimé sur le sujet. Il a notamment affirmé avoir reçu des propositions pour fomenter un coup d’État contre Patrice Talon, qu’il a catégoriquement refusées.
« J’ai reçu de nombreuses propositions de coup d’État contre Patrice Talon », a déclaré l’ancien patron de la police nationale, tout en confirmant avoir rejeté ces offres. « Vous ne me verrez jamais associé à de telles dérives », a-t-il ajouté, exprimant clairement son opposition aux renversements de régimes démocratiquement élus. « Ces gens se trompent de personne. J’ai des principes. Je ne suis pas un homme de violence. Vous ne me verrez pas impliqué dans des histoires de coup d’État parce que je suis contre ce type d’actions. Je ne suis absolument pas favorable aux coups d’État », a-t-il insisté. Il a ajouté qu’organiser un coup d’État contre Patrice Talon aujourd’hui serait « un saut dans l’inconnu ». Concernant l’affaire qui capte actuellement l’attention, notamment la présumée tentative de coup d’État impliquant l’ancien ministre des Sports, Oswald Homéky, et l’homme d’affaires Olivier Boko, tous deux arrêtés, Louis Philippe Houndégnon a refusé de se prononcer directement. Cependant, il a déploré le « manque de rigueur » dans la gestion de l’affaire. « Il a été dit qu’il y avait de l’argent dans une voiture. Cet argent a été emballé. Ce que la police aurait dû faire, sous le contrôle du procureur, c’était de fouiller minutieusement cette voiture. La police devait récolter tous les indices possibles sur ce véhicule », a suggéré Louis Philippe Houndégnon. Cette déclaration intervient alors que le Bénin est secoué par une tentative de coup d’État manqué contre Patrice Talon, suite à l’arrestation de deux de ses proches collaborateurs : l’ancien ministre Oswald Homéky et Olivier Boko. Depuis lundi dernier, les deux hommes sont en détention et devraient être présentés sous peu au procureur spécial près de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). De plus, Louis Philippe Houndégnon a récemment pris position contre le régime dans plusieurs interventions médiatiques, ce qui laisse craindre à ses proches une possible arrestation dans le cadre de l’enquête en cours sur cette tentative de coup d’État.















