Nigeria : la candidature de l’opposant Atiku Abubakar pour la présidentielle invalidée

Au Nigeria, la Haute Cour d’Abuja a invalidé ce jeudi 05 novembre 2026, la candidature de Atiku Abubakar à la présidentielle de janvier 2027. Cette décision intervient au lendemain du lancement de sa campagne lors d’un rallye à Sokoto, dans le nord-ouest du pays. A 80 ans, Atiku Abubakar veut participer à l’élection présidentielle pour…

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Au Nigeria, la Haute Cour d’Abuja a invalidé ce jeudi 05 novembre 2026, la candidature de Atiku Abubakar à la présidentielle de janvier 2027. Cette décision intervient au lendemain du lancement de sa campagne lors d’un rallye à Sokoto, dans le nord-ouest du pays.

A 80 ans, Atiku Abubakar veut participer à l’élection présidentielle pour une 7ème fois. Mais une crise au sein de son parti politique conduit à l’invalidation de sa candidature. Le Congrès démocratique africain (ADC) fait face à une série de procédures judiciaires liées à des querelles intestines. David Mark est en conflit avec Nafiu Bala Gombe, qui avait contesté devant la justice sa nomination à la tête du parti.

La Haute Cour d’Abuja a décidé ce jeudi d’annuler les décisions prises au nom de l’ADC par le président du parti, David Mark. Le choix de Atiku Abubakar comme candidat du parti est l’une des décisions de ce dernier. Pour le porte-parole du parti, Bolaji Abdullahi, le jugement de la Haute Cour d’Abuja est une « tentative désespérée visant à paralyser l’opposition » de la part du parti au pouvoir, le Congrès des progressistes (APC).

Il a ajouté que la décision sera contestée par tous les moyens judiciaires disponibles. Le porte-parole de présidence nigériane, Daniel Bwala, a réagi aux accusations. Il a indiqué que « l’APC n’est absolument pas impliqué » dans cette décision de justice.

A travers un communiqué, Atiku Abubaka a laissé entendre que « le timing de ce jugement ne doit rien au hasard ». Sadiq Ibrahim Dasin, chef de l’ADC dans l’État d’Adamawa (nord-est) dont est originaire Atiku Abubakar, a confié à l’AFP que la campagne de l’ancien vice-président doit se poursuivre.

La Commission électorale nationale indépendante (Inec), « n’a pas levé le petit doigt concernant la qualification de nos candidats », a-t-il indiqué. Atiku Abubakar était arrivé deuxième à l’élection présidentielle de 2023 avec 29 % des voix, derrière Bola Tinubu et ses 36,6 % des voix. Il est l’unique candidat du Nord majoritairement musulman.

Sa non participation à l’élection pourrait susciter beaucoup de mécontentement dans le pays. Peter Obi, un autre candidat majeur de l’opposition, arrivé en troisième position pour la présidentielle de 2023 a qualifié de « choquant », le jugement de ce 5 novembre.