Un présumé cybercriminel a comparu ce lundi 2 novembre 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Il est poursuivi pour une escroquerie portant sur un montant de 910 000 francs CFA, commise en usurpant l’identité de l’ancienne Première dame.
L’affaire a éclaté suite à la plainte d’une victime. Tout commence sur les réseaux sociaux. La plaignante affirme avoir été contactée par un profil affichant le nom et la photo de Claudine Talon, épouse de l’ancien président Patrice Talon.
Persuadée d’échanger avec l’ex-Première dame en personne, elle entame une conversation. Elle expose alors ses problèmes de santé. Son interlocutrice lui propose aussitôt une aide financière de 600 000 F CFA et lui indique qu’elle sera mise en relation avec le directeur financier de la Fondation Claudine Talon pour constituer le dossier.
Dans la foulée, un homme se présentant comme ce directeur financier la contacte un dimanche. Il lui fixe un rendez-vous le lendemain devant une agence Ecobank. Empêchée par son état de santé, la dame ne s’y est pas rendue. L’homme lui demande alors ses pièces d’identité et lui transmet un bordereau de versement déjà rempli.
Par la suite, le faux directeur financier annonce à la victime que l’aide a été revue à la hausse : elle passerait à 2 millions de F CFA, l’ancienne Première dame étant touchée par sa situation.
Face à cette annonce, la victime souhaite rencontrer Claudine Talon en personne. Mais son interlocuteur lui propose un rendez-vous à une heure tardive de la nuit. Une proposition qui éveille ses soupçons. Elle décide alors de se rapprocher de la Fondation Claudine Talon pour vérifier.
Sur place, on lui confirme qu’il s’agit d’une arnaque et on l’oriente vers les services compétents pour porter plainte. Le préjudice financier dans cette affaire est évalué à 910 000 F CFA, selon Libre Express qui rapporte l’information.
À l’audience du lundi, le ministère public, représenté par le premier substitut du procureur spécial, a requis 5 ans d’emprisonnement dont 4 ans fermes, ainsi que le remboursement d’un million de F CFA à la victime au titre du préjudice. Le parquet a également demandé que les intérêts civils des autres victimes soient réservés. Car selon les enquêtes, le prévenu ne se serait pas limité à Claudine Talon. Il aurait également usurpé l’identité de l’actuelle Première dame, Nathalie Villette Wadagni.
L’audience est renvoyée au 21 décembre 2026, pour le verdict final.











