Pétrole de Sèmè : une première exportation vers les Pays-Bas, voici le nombre de barils

 Le Bénin réintègre le rang des pays producteur de pétrole brut et s’apprête à commercialiser sa première cargaison de l’or noir en direction de l’Europe. Une quantité de 330 000 barils de pétrole brut sera chargée par le navire pétrolier Kriti Jade, exploité par l’armateur grec Avin International. Les opérations de chargement sont prévues pour…

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 Le Bénin réintègre le rang des pays producteur de pétrole brut et s’apprête à commercialiser sa première cargaison de l’or noir en direction de l’Europe.

Une quantité de 330 000 barils de pétrole brut sera chargée par le navire pétrolier Kriti Jade, exploité par l’armateur grec Avin International. Les opérations de chargement sont prévues pour les 1er et 2 novembre. Le navire prendra ensuite le chemin des Pays-Bas afin de livrer cette cargaison aux raffineries du groupe Shell Trading.

Cette société anglo-néerlandaise a été retenue suite à un appel à manifestation d’intérêt international lancé par Akrake Petroleum Bénin. Elle a obtenu un accord d’exclusivité sur le pétrole brut béninois pour les trois prochaines années. Après cette première exportation, des discussions devraient avoir lieu entre l’État béninois et Akrake Petroleum Benin, filiale du groupe singapourien Rex International Holding.

L’entreprise qui a démarré ses activités sur le champ pétrolier béninois avec l’obtention d’une autorisation spéciale, validée en conseil des ministres, doit négocier pour la signature d’un contrat définitif. Selon La Nation, les deux parties doivent échanger au cours des négociations sur la structure des coûts liés aux principales infrastructures déployées en mer, dont l’unité mobile de production offshore Mopu Stella Energy et l’unité flottante de stockage et de transfert FSO Kristina.

L’exploitation du pétrole de Sèmè aura des retombées économiques pour le Bénin. L’accord initial avec Akrake Petroleum a permis de sécuriser la part gouvernementale maximale autorisée par le cadre réglementaire national. L’État va recevoir des recettes pétrolières directes sous forme de redevances et de partage de la production. La commercialisation du pétrole brut en dollars américains devrait aussi permettre de générer des entrées de devises. Cela pourrait renforcer les réserves de change et soutenir la stabilité monétaire.

Déo Gratias HOUNKPATIN

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