La semaine à la loupe : l’actu au peigne fin

De la sécurité routière à la gouvernance, en passant par les questions sociales et le football africain, l’actualité de la semaine a été marquée par plusieurs décisions et prises de position au Bénin comme sur le continent. Alors qu’un drame impliquant trois élèves a endeuillé la commune d’Abomey-Calavi, les députés ont adopté un nouveau code…

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Place de l'Amazone

De la sécurité routière à la gouvernance, en passant par les questions sociales et le football africain, l’actualité de la semaine a été marquée par plusieurs décisions et prises de position au Bénin comme sur le continent. Alors qu’un drame impliquant trois élèves a endeuillé la commune d’Abomey-Calavi, les députés ont adopté un nouveau code de la route. Le Sénat a, de son côté, précisé ses missions à l’ouverture de sa session. La simplification administrative, les recommandations des évêques catholiques et la nouvelle orientation de la CAF concernant la périodicité de la CAN ont également retenu l’attention. Retour sur les faits marquants de la semaine, du lundi 26 octobre au dimanche 1er novembre 2026.

Lundi 26 octobre 2026

Abomey-Calavi : un élève décède après la chute de trois élèves dans un WC

Un drame s’est produit à Akassato, dans la commune d’Abomey-Calavi, département de l’Atlantique. Trois élèves d’un collège privé sont tombés dans un WC à Atadjè, dans la soirée du lundi 26 octobre, après être montés sur son couvercle à la sortie des cours. Celui-ci a cédé, entraînant leur chute.

Le bilan provisoire fait état d’un décès et de deux blessés. La victime décédée était un élève en classe de troisième. Les deux autres élèves, rescapés de l’accident, ont été évacués à l’hôpital, où ils reçoivent des soins intensifs, rapporte L’Investigateur.

Mardi 27 octobre 2026

Bénin : un nouveau code de la route adopté par l’Assemblée nationale

L’Assemblée nationale a adopté la loi n° 2026-18 portant code de la route en République du Bénin. Ce nouveau texte remplace le décret de 1956 et introduit plusieurs dispositions relatives à la sécurité routière.

Parmi les mesures prévues figurent la fixation du seuil légal d’alcoolémie à 0,8 g/l, la criminalisation de la conduite sous l’influence de stupéfiants et le renforcement des sanctions contre les excès de vitesse. Le port du casque devient obligatoire aussi bien pour le conducteur d’une motocyclette que pour son passager. La loi prévoit également le port de la ceinture de sécurité à l’avant comme à l’arrière, l’instauration du permis à points et l’enseignement de la sécurité routière dans les écoles.

Alors que les autorités béninoises accordent une attention particulière au respect du code de la route depuis une dizaine d’années, l’adoption de cette loi vient renforcer les mesures engagées dans ce domaine.

Mercredi 28 octobre 2026

Bénin : Patrice Talon précise les quatre missions du Sénat

Le Sénat béninois a officiellement ouvert sa session le mercredi 28 octobre 2026, au Dôme du Sofitel à Cotonou. À cette occasion, son président, Patrice Talon, est revenu sur les attributions de cette institution, dont la création suscite des controverses depuis son installation.

Dans son intervention, il a d’abord remercié les sénateurs présents, avant de rappeler le rôle central de la chambre haute. « Chez nous, au Bénin, le Sénat est une institution d’apaisement de la scène politique. Rien de plus », a-t-il déclaré.

Le président du Sénat a ensuite expliqué que les missions de l’institution se répartissent en quatre points. Le premier consiste à veiller à ce que les lois, y compris la Constitution, ne portent pas atteinte aux libertés fondamentales, à la démocratie, à la cohésion sociale et à la stabilité politique du pays.

Le Sénat intervient également dans le processus de promulgation de certaines lois. Les lois modificatives de la Constitution à caractère politique, ainsi que celles relatives à l’organisation de la vie des partis politiques et des élections, adoptées par l’Assemblée nationale, doivent impérativement être soumises à sa non-objection avant leur promulgation.

Enfin, la chambre haute peut être sollicitée pour arbitrer les désaccords entre le président de la République et l’Assemblée nationale au sujet du contenu d’une loi. Patrice Talon a confirmé cette prérogative en précisant : « en cas de divergences persistantes entre le président de la République et l’Assemblée nationale sur le contenu d’une loi, le Sénat est saisi pour arbitrage ».

Jeudi 29 octobre 2026

Bénin : le Prix national de la simplification administrative lancé

Le Gouvernement béninois a lancé le Prix national de la simplification administrative afin de recueillir des propositions concrètes pour faciliter les démarches administratives et améliorer les services publics. Le dépôt des candidatures est prévu du 29 octobre au 12 novembre 2026.

Présentée le mercredi 28 octobre lors d’une conférence de presse à la Cité ministérielle de Cotonou, cette initiative s’inscrit dans la dynamique de modernisation de l’administration publique. La rencontre a été animée par le ministre du Budget et de la Fonction publique, Rodrigue Chaou, et le ministre porte-parole du Gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji. Le projet est porté par le Gouvernement sous l’impulsion du président Romuald Wadagni.

Le dispositif vise à mobiliser la créativité des citoyens pour repérer les difficultés rencontrées dans leurs relations avec les services publics. Les participants sont invités à proposer des solutions permettant de simplifier les procédures, de réduire les contraintes administratives et de rendre les prestations plus accessibles. L’initiative ne se limite donc pas à la création d’outils numériques : elle entend aussi améliorer les services déjà digitalisés et alléger les démarches imposées aux usagers.

Pour le ministre Rodrigue Chaou, la transformation de l’administration doit notamment se traduire par une réduction des coûts et une simplification des procédures. Les propositions reçues seront examinées par des équipes techniques, qui pourront échanger avec leurs auteurs afin d’en apprécier la pertinence et les conditions de réalisation.

Le président du Comité technique d’organisation, Valentin Sokpin, a précisé que toutes les idées jugées recevables seront conservées dans un répertoire national de solutions, qu’elles soient récompensées ou non. Les propositions présentant un intérêt particulier pourront ensuite faire l’objet d’une étude de faisabilité, avant une éventuelle expérimentation et leur mise en œuvre avec les administrations concernées.

Le concours est ouvert à tous les Béninois, sans restriction d’âge. Wilfried Léandre Houngbédji l’a rappelé en ces termes : « tous les Béninois peuvent participer, sans distinction d’âge. Les mineurs devront toutefois disposer d’une autorisation parentale pour soumettre leurs idées».

L’évaluation sera assurée par un jury réunissant des représentants de l’administration publique, du secteur privé et de la société civile. Cette diversité doit permettre d’examiner les propositions selon plusieurs perspectives et d’apprécier leur utilité pour la simplification administrative.

Vendredi 30 octobre 2026

CAN : la CAF revient sur son projet et maintient une édition tous les deux ans

La Coupe d’Afrique des nations (CAN) conservera finalement son rythme d’organisation tous les deux ans. Réuni le jeudi 29 octobre, le Comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF) a décidé à l’unanimité de maintenir cette périodicité, abandonnant ainsi le projet d’une compétition organisée tous les quatre ans.

Les prochaines éditions sont annoncées pour 2027, 2028, 2031 et 2033. Ce revirement intervient après plusieurs mois de discussions sur le calendrier du football africain. En décembre 2025, la CAF avait annoncé son intention de passer à une organisation quadriennale à partir de 2028, dans le but de mieux harmoniser les rendez-vous africains avec le calendrier mondial.

Cette réforme avait toutefois suscité des contestations. Au début du mois d’octobre, à l’issue d’une conférence stratégique organisée au Cap-Vert, le président de la CAF, Patrice Motsepe, avait annoncé que le Comité exécutif allait réexaminer la décision prise l’année précédente. La décision du jeudi 29 octobre confirme finalement le retour au rythme biennal.

Les enjeux financiers ont notamment pesé dans ce réexamen. La CAF a évoqué les limites liées à la mise en place de la Ligue des nations, une nouvelle compétition panafricaine envisagée pour remplacer l’actuelle formule de la CAN et organisée tous les deux ans. Selon l’instance, plusieurs années seraient nécessaires avant que cette compétition ne génère suffisamment de revenus pour soutenir les compétitions africaines et renforcer leur capacité à rivaliser avec celles organisées à l’échelle mondiale.

Samedi 31 octobre 2026

Bénin : les évêques appellent le gouvernement à répondre aux difficultés sociales et politiques

Réunis à Natitingou du 25 au 28 octobre 2026 pour leur 79ᵉ session plénière ordinaire, les évêques catholiques du Bénin ont exprimé leurs préoccupations face aux problèmes sociaux, politiques et sécuritaires qui affectent le pays. Dans leur communiqué final, ils ont appelé les autorités à apporter des réponses concrètes aux difficultés rencontrées par les populations.

Les responsables de la Conférence épiscopale du Bénin ont notamment dénoncé plusieurs phénomènes préoccupants, dont les nouvelles formes de mendicité, la pauvreté, les vols à main armée, les viols, les abus sur les mineurs, la consommation de drogue et les menaces terroristes. Ils ont invité les autorités à renforcer les actions visant à améliorer les conditions de vie des populations et à préserver la paix sociale.

Les prélats ont également insisté sur la nécessité d’une justice plus humaine, respectueuse de la dignité des personnes et de leurs droits fondamentaux. Cette préoccupation rejoint le thème retenu pour la rentrée judiciaire 2026-2027 de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) : « Concilier la fermeté nécessaire à la répression des infractions avec le respect de la dignité humaine et des droits fondamentaux ».

Sur le plan politique, les évêques ont interpellé le président Romuald Wadagni et son gouvernement. Tout en reconnaissant les efforts engagés pour le développement du pays, ils les ont encouragés à œuvrer au dégel de certaines situations politiques. Ils rejoignent ainsi les préoccupations exprimées par Nourénou Atchadé, président du parti Les Démocrates, concernant la libération de personnes considérées comme des détenus politiques, le retour des exilés et l’ouverture d’un dialogue national inclusif.

Au cours de cette session, plusieurs autres initiatives ont été annoncées. Un colloque international consacré aux religions traditionnelles africaines est prévu les 19 et 20 novembre 2026 à Cotonou. Les évêques ont également engagé la première étape de la mise en œuvre du Synode sur la synodalité dans les diocèses du Bénin et lancé les préparatifs de la VIᵉ Assemblée générale de la CERAO, prévue en 2028 au Bénin.

Les prélats ont par ailleurs encouragé les fidèles à lire et à méditer la Bible traduite en langue Gungbé, dont la présentation officielle est annoncée pour le 28 novembre 2026. Enfin, ils ont rendu hommage aux missionnaires ayant contribué à l’annonce de l’Évangile au Bénin, à l’occasion du centenaire de la Journée mondiale des missions, célébré à Djougou le 25 octobre.

À travers ces différentes recommandations, les évêques réaffirment leur engagement en faveur de la paix, de la cohésion sociale, du respect des droits humains et du dialogue au Bénin.

Dimanche 1er novembre 2026

Mairie de Cotonou : Pyrrhos Mètonou Kiki prend fonction comme secrétaire exécutif

Pyrrhos Mètonou Kiki est officiellement entré en fonction comme secrétaire exécutif de la mairie de Cotonou. La cérémonie de passation de service s’est tenue à l’hôtel de ville le vendredi 30 octobre 2026. Il succède à Anges Paterne Amoussouga, qui a démissionné de ce poste.

À l’occasion de cette cérémonie, le nouveau secrétaire exécutif s’est engagé à exercer ses responsabilités avec intégrité, impartialité, disponibilité et sens du service public. Dans son allocution, il a également salué le travail de son prédécesseur. « Votre abnégation votre sens du sacrifice et votre volonté constante de faire de l’administration de la mairie de Cotonou, une administration à la hauteur du statut de la ville sont connues de tous », a-t-il déclaré.

Conscient des attentes des autorités communales et des populations, Pyrrhos Mètonou Kiki entend contribuer à rendre l’administration municipale plus efficace, plus rigoureuse, plus transparente et davantage orientée vers les résultats. Il a toutefois souligné que cette ambition nécessitait une méthode de travail, de la constance, un dialogue institutionnel de qualité et une mobilisation collective.

Sa première priorité sera de mieux maîtriser le fonctionnement de l’administration, d’identifier les principaux facteurs qui ralentissent son action et de définir, avec les responsables concernés, des mesures correctives réalistes et mesurables.

Le nouveau secrétaire exécutif souhaite également améliorer la rapidité du traitement des dossiers, la qualité de l’accueil et des services rendus aux usagers, la circulation de l’information, l’efficacité des procédures et la coordination entre les services. Il entend enfin renforcer la culture de la responsabilité et de la redevabilité au sein de l’administration communale.

 

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