La Coupe d’Afrique des nations (CAN) conservera finalement son rythme biennal. Le Comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF) a décidé à l’unanimité, ce jeudi, de maintenir l’organisation de la compétition tous les deux ans. Ce choix met fin au projet de passage à un cycle de quatre ans, annoncé en décembre 2025. Les prochaines éditions sont désormais prévues en 2027, 2028, 2031 et 2033.
Ce changement de cap intervient après plusieurs mois de discussions autour du calendrier des compétitions africaines. La CAF avait envisagé d’espacer davantage les éditions de la CAN afin de mieux harmoniser les rendez-vous du football africain avec le calendrier mondial. Mais cette réforme a suscité des contestations, poussant l’instance à revoir sa position moins d’un an après son annonce.
En décembre 2025, la confédération avait en effet officialisé le passage à une CAN organisée tous les quatre ans à partir de 2028, au lieu du rythme habituel de deux ans. Cette décision devait permettre de rapprocher le calendrier africain de celui des autres compétitions internationales. Toutefois, les critiques exprimées à l’égard de cette nouvelle organisation ont relancé le débat sur la fréquence de la compétition phare du continent.
À l’issue de la conférence stratégique organisée au Cap-Vert au début du mois d’octobre, le président de la CAF, Patrice Motsepe, avait annoncé que le Comité exécutif allait réexaminer la réforme adoptée l’année précédente. Cette déclaration ouvrait ainsi la voie à une possible révision du calendrier, dont l’issue a été confirmée ce jeudi par la décision de revenir à une organisation tous les deux ans.
Les enjeux financiers au cœur du réexamen
Pour expliquer ce retour au rythme biennal, la CAF a notamment évoqué les limites financières liées à la mise en place de la Ligue des nations. Cette nouvelle compétition panafricaine était envisagée pour remplacer l’actuelle formule de la CAN, avec une organisation tous les deux ans. Cependant, selon l’instance, plusieurs années seraient nécessaires avant qu’elle puisse produire des revenus suffisants pour soutenir les compétitions africaines et renforcer leur capacité à rivaliser avec celles organisées à l’échelle mondiale.
Dans son communiqué, la CAF explique que ce délai risquerait de retarder la mobilisation des ressources financières indispensables au développement du football africain et à l’autonomie financière de ses compétitions. Cette préoccupation figure parmi les éléments ayant conduit au réexamen de la réforme du calendrier.
Patrice Motsepe a également défendu la nouvelle orientation en soulignant les intérêts que cette décision entend préserver. « La décision du Comité exécutif de la CAF de rétablir l’organisation de la CAN tous les deux ans vise à faire progresser, à protéger et à promouvoir les intérêts du football africain et des 54 associations membres de la CAF, ainsi que ceux des joueurs africains évoluant dans des clubs en dehors du continent », a-t-il déclaré dans le communiqué.
Avec cette décision, la CAF abandonne donc le projet d’une CAN organisée tous les quatre ans et rétablit le cycle de deux ans. Les éditions annoncées pour 2027, 2028, 2031 et 2033 marquent les prochaines étapes de ce calendrier révisé. Ce retour sur la réforme intervient après les contestations suscitées par le changement initial et les interrogations soulevées sur les ressources nécessaires au financement du football africain.











