La semaine à la loupe : l’actu au peigne fin

Entre investissements dans la pisciculture, nouvelles demandes de restitution patrimoniales auprès de la France et distinction internationale pour une figure de la justice, l’actualité de la semaine a été marquée par plusieurs enjeux économiques, culturels et politiques. Au Bénin, les autorités poursuivent également la structuration du secteur touristique, tandis que les étudiants sont appelés à…

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Place de l'Amazone

Entre investissements dans la pisciculture, nouvelles demandes de restitution patrimoniales auprès de la France et distinction internationale pour une figure de la justice, l’actualité de la semaine a été marquée par plusieurs enjeux économiques, culturels et politiques. Au Bénin, les autorités poursuivent également la structuration du secteur touristique, tandis que les étudiants sont appelés à effectuer leurs démarches d’allocations universitaires en ligne. Sur le terrain du numérique, les risques liés à l’utilisation excessive des réseaux sociaux interpellent les jeunes et leurs encadreurs.

Lundi 5 octobre 2026

Bénin : plus de 6 milliards de FCFA mobilisés pour développer la pisciculture dans dix communes

Le gouvernement béninois entend renforcer la production nationale de poisson grâce à un financement de 6,6 milliards de FCFA, soit 10 millions d’euros, destiné au développement de la filière piscicole. Cette décision intervient dans le cadre de la visite de travail effectuée en France les 4 et 5 octobre 2026 par le président de la République, Romuald Wadagni, qui a été marquée par la signature de plusieurs accords avec l’Agence française de développement et Bpifrance.

Au total, près de 65,5 milliards de FCFA ont été mobilisés à Paris pour soutenir différents secteurs, notamment l’électricité, l’agriculture et la santé. Le financement consacré à la pisciculture bénéficiera à dix communes réparties dans trois départements du nord du Bénin : Banikoara, Gogounou et Kandi dans l’Alibori ; Kérou, Kouandé et Péhunco dans l’Atacora ; puis Bassila, Copargo, Djougou et Ouaké dans la Donga. L’ambition est de développer une filière compétitive sur toute sa chaîne de valeur, depuis la production des alevins jusqu’à la commercialisation, afin d’accroître la production nationale et d’en améliorer la qualité.

Mardi 6 octobre 2026

Bénin : 35 nouveaux trésors royaux réclamés à la France

Après la restitution de 26 trésors royaux en novembre 2021, le Bénin poursuit ses démarches pour obtenir de nouvelles œuvres d’art conservées en France. À l’occasion de la visite officielle du président Romuald Wadagni à Paris, une délégation béninoise s’est rendue au Musée du Quai Branly – Jacques Chirac pour des échanges consacrés aux restitutions, à la coopération patrimoniale et à la valorisation du patrimoine national.

La question a également été abordée lors de la rencontre entre le président béninois et son homologue français, Emmanuel Macron. Selon les informations rapportées, le Bénin réclame au total 35 nouveaux trésors royaux à la France, des œuvres présentées comme ayant été pillées pendant la période coloniale. Parmi les pièces concernées figure, selon Bip radio, la célèbre statue du dieu Gou, divinité associée au fer, à la forge et à la guerre, exposée au musée du Louvre.

Mercredi 7 octobre 2026

Bénin : un recensement national lancé pour les guides touristiques

Le gouvernement béninois a engagé une opération de recensement national des guides touristiques exerçant sur le territoire. Cette initiative vise à mieux organiser la profession, à valoriser le métier et à renforcer la place des guides dans l’écosystème touristique national.

L’opération concerne tous les guides en activité, qu’ils travaillent à titre indépendant ou individuel, ou qu’ils soient salariés de sites patrimoniaux, de musées, de parcs nationaux ou d’agences de voyage. Le recensement doit notamment permettre aux professionnels d’obtenir un statut officiel, de se conformer à la réglementation en vigueur et de figurer dans les annuaires officiels, facilitant ainsi leur recommandation par les offices de tourisme. Les personnes recensées pourront également accéder à des formations de renforcement des capacités et intégrer le réseau national des guides touristiques.

Prévue du 1er au 31 octobre 2026, l’opération se déroule exclusivement en ligne sur la plateforme officielle https://recensementguide.bj. À travers cette démarche, les autorités entendent contribuer à la professionnalisation du secteur touristique et à une meilleure visibilité de ses acteurs.

Jeudi 8 octobre 2026

Allocations universitaires 2026-2027 : les demandes en ligne ouvertes aux étudiants

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a annoncé le lancement du processus de demande d’allocations universitaires pour l’année académique 2026-2027. Dans un communiqué daté du 23 septembre 2026, la directrice de cabinet, Sylvie de Chacus, a informé les étudiants allocataires des universités publiques du Bénin des modalités d’inscription.

La plateforme dédiée est ouverte depuis le lundi 5 octobre 2026 à minuit et doit rester accessible jusqu’au vendredi 5 février 2027 à minuit. Toutes les démarches doivent être effectuées en ligne à l’adresse suivante : http://bourses.enseignementsuperieur.bj.

Le ministère prévoit également une possibilité exceptionnelle de rattrapage pour les étudiants qui n’avaient pas pu soumettre leur demande au titre de l’année académique 2025-2026. Toutefois, le respect des délais reste impératif. Le communiqué précise qu’aucun étudiant ne pourra bénéficier d’une allocation d’études universitaires s’il ne s’inscrit pas en ligne dans le délai requis.

Vendredi 9 octobre 2026

Nobel de la paix 2026 : Navi Pillay récompensée pour son engagement en faveur de la justice internationale

Navanethem Pillay, connue sous le nom de Navi Pillay, a été désignée lauréate du prix Nobel de la paix 2026, vendredi 9 octobre, à l’Institut Nobel d’Oslo. Âgée de 85 ans, cette avocate sud-africaine a été distinguée par le Comité Nobel norvégien pour ses efforts en faveur de la paix et du droit international.

À travers ce choix, le comité entend attirer l’attention sur les pressions exercées sur le système du droit international et les attaques visant ses institutions. Le parcours de Navi Pillay est marqué par son engagement contre l’apartheid. Alors jeune avocate, elle a défendu des militants opposés à la ségrégation, dont Nelson Mandela. En 1995, elle est devenue la première femme non blanche à siéger à la Haute Cour d’Afrique du Sud.

Sa carrière s’est ensuite poursuivie sur la scène internationale. Elle a présidé le Tribunal pénal international pour le Rwanda de 1999 à 2002, avant de figurer parmi les premiers juges de la Cour pénale internationale en 2003. De 2008 à 2014, elle a également occupé les fonctions de Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme.

Samedi 10 octobre 2026

Réseaux sociaux et infobésité : les jeunes appelés à un usage plus responsable

L’utilisation excessive des réseaux sociaux numériques expose les jeunes à plusieurs risques, notamment la dépendance, la désinformation, le cyberharcèlement, les difficultés de concentration et la comparaison sociale. Face à la multiplication des contenus et aux sollicitations permanentes des plateformes, Olouyomi Yannick TCHANGO, spécialiste en communication et relations publiques et enseignant collaborateur extérieur à l’École nationale des sciences et techniques de l’information et de la communication (ENSTIC-UAC), invite les jeunes à adopter des pratiques numériques plus responsables.

Selon le spécialiste, la consultation répétitive des notifications et des nouvelles publications peut devenir une habitude difficile à maîtriser. Certains jeunes ressentent un besoin constant de vérifier leur téléphone ou éprouvent un malaise lorsqu’ils ne peuvent pas accéder à leurs réseaux sociaux. Cette dépendance peut empiéter sur leurs activités quotidiennes, perturber leur concentration et affecter leur parcours scolaire. À ces risques s’ajoutent l’exposition à des contenus violents ou inappropriés, les arnaques, les manipulations et les situations de harcèlement en ligne.

L’abondance des informations constitue également un défi majeur. La rapidité de circulation des publications favorise parfois la diffusion de contenus faux ou trompeurs, que des utilisateurs peuvent partager sans en vérifier la fiabilité. Le spécialiste recommande donc de contrôler la source d’une information, sa date de publication et sa cohérence avec d’autres sources fiables, notamment officielles. Il invite aussi les jeunes à lire le contenu au-delà du titre, à examiner les images et les vidéos suspectes et à se méfier des messages conçus pour provoquer une réaction immédiate de peur, de colère ou d’indignation.

La comparaison permanente avec les autres utilisateurs représente un autre danger. Les images diffusées sur les plateformes montrent souvent des vies présentées sous un angle valorisant, ce qui peut conduire certains jeunes à comparer leur quotidien à des représentations idéalisées et à fragiliser leur estime de soi. Le spécialiste met également en garde contre les attentes de réussite immédiate alimentées par certains contenus, au détriment de la patience, du travail et de l’apprentissage.

Pour limiter ces effets, il préconise une meilleure maîtrise du temps passé en ligne. Désactiver les notifications inutiles, éviter de consulter systématiquement son téléphone au début et à la fin de la journée, prévoir des périodes de déconnexion et consacrer davantage de temps à la lecture, au sport ou aux rencontres sociales font partie des habitudes recommandées. Il ne s’agit pas d’abandonner les réseaux sociaux, mais de les utiliser sans leur laisser contrôler le temps et l’attention.

La responsabilité est également partagée entre les familles, les établissements éducatifs, les professionnels de la communication et les médias. Les parents sont invités à privilégier le dialogue et à accompagner les jeunes dans la compréhension des risques. Les enseignants et éducateurs peuvent, quant à eux, renforcer l’éducation aux médias et à l’information, notamment en apprenant aux élèves à vérifier les sources et à reconnaître les manipulations. Les professionnels de la communication et les médias ont aussi un rôle à jouer dans la diffusion de contenus fiables et la sensibilisation du public.

Enfin, un usage responsable suppose de respecter les autres utilisateurs, de demander leur autorisation avant de diffuser leurs images, de protéger ses données personnelles et de sécuriser ses comptes. Pour Olouyomi Yannick TCHANGO, l’enjeu est de permettre aux jeunes de développer leur esprit critique et de prendre des décisions éclairées dans un environnement numérique où l’abondance des contenus ne garantit pas leur fiabilité.

Dimanche 11 octobre 2026

Bénin : le Bloc républicain fixe son deuxième congrès ordinaire au 5 décembre

Le Bureau politique du Bloc républicain a fixé la date de son deuxième congrès ordinaire au samedi 5 décembre 2026, au Palais des Congrès de Cotonou. La décision a été prise lors d’une session ordinaire tenue le samedi 10 octobre 2026 au Bénin Royal Hôtel de Cotonou, sous la présidence d’Abdoulaye Bio Tchané.

Au cours de cette rencontre, les responsables du parti ont également examiné le compte rendu de leur précédente session. Ils ont par ailleurs réaffirmé leur soutien à Romuald Wadagni et à l’action de son gouvernement.

 

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