Sale temps pour l’ancien directeur général de la police national (Ex-DGPN), Louis Philippe Houndégnon. Son espoir qui naguère reposait sur la Cour suprême s’est volatilisé comme un gaz dans la nature, à partir de ce jour, jeudi 24 septembre 2026. Pour s’en convaincre, la Cour suprême a rejeté, le pourvoi en cassation formé par ses conseils. Elle a déclaré le recours recevable en la forme, mais l’a rejeté sur le fond.
En détention depuis son arrestation le 13 novembre 2024, à son domicile dans la commune d’Abomey-Calavi, Louis Philippe Houndégnon dont les avocats parlent de détention arbitraire, attendait en sa faveur, une décision de la Cour suprême ce jour. Mais au final, il a été débouté. La haute juridiction était appelée à examiner le recours formulé après une décision de la chambre d’appel de la CRIET. Elle devrait trancher. Car, l’un des avocats de l’ancien patron des flics, Me Fidèle Abouta, soutenait que les droits de son client ont été violés tout au long de la procédure. Mais cette plaidoirie n’a pas convaincu les juges de la Cour suprême qui ont tranché et ont débouté l’avocat et son client.
Louis Philippe Houndégnon est poursuivi pour « harcèlement via un système de communication et incitation à la rébellion ». Le 28 avril 2025, une peine de deux ans d’emprisonnement ferme avait été requise contre l’ancien directeur général de la Police nationale. En plus, le ministère public a demandé au tribunal de le condamner au paiement d’une amende de deux millions de francs CFA. Il est mis à la retraite d’office, comme beaucoup d’autres policiers et militaires. Il a été interpellé au même moment que l’un de ses frères qui au final, a été relaxé. Le parquet a estimé que les charges retenues contre lui n’étaient pas établies.
Rappelons que la Cour suprême a été saisie après une décision de la chambre d’appel de la CRIET le 19 mai 2026, qui avait considéré que la CRIET avait compétence pour connaître des faits mis à la charge de Louis Philippe Houndégnon.











