Mauvaise nouvelle pour l’ancien ministre délégué à la défense de Patrice Talon et président du Parti Restaurer L’Espoir, Candide Azannaï. La Chambre d’appel des libertés et de détention de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) a rejeté, jeudi 24 septembre 2026, la demande de remise en liberté provisoire de l’opposant politique.
La Chambre d’appel des libertés et de détention de la Criet a rendu sa décision ce jeudi 24 septembre 2026 dans le dossier Candide Azannaï. En détention provisoire depuis décembre 2025, l’opposant politique, avait saisi la juridiction d’appel d’un recours. Ceci, pour contester le rejet de sa demande de remise en liberté provisoire, le 13 août dernier, par la Chambre des libertés et de la détention.
Ce recours a été examiné ce jeudi en présence de l’ancien ministre et de son avocat, Me Aboubakar Baparapé. A l’arrivée, la Chambre d’appel a confirmé le rejet de la demande de remise en liberté provisoire. Une décision qui maintient l’opposant politique derrière les barreaux en attendant la suite de son procès très médiatisé.
Complot
Pour rappel, Candide Azannaï a été interpellé puis placé en détention provisoire le 20 décembre 2025. C’était au lendemain de la tentative de coup d’Etat du 7 décembre 2025. L’ancien député s’apprêtait à tenir une activité politique au siège de son parti, Restaurer L’Espoir, à Cotonou, quand les forces de l’ordre ont débarqué.
Placé sous mandat de dépôt à l’issue de sa présentation devant le juge des libertés, il est poursuivi pour « complot contre l’autorité de l’État » et « provocation directe à la rébellion ». En mars 2026, les proches de Candide Azannaï ont publiquement dénoncé les conditions dans lesquelles il est détenu. «Il est enfermé 24 heures sur 24 sans possibilité de pouvoir avoir une heure pour marcher, ou faire du sport comme c’est le cas pour les autres détenus», avait indiqué la défense du prévenu.
Dans cette affaire de coup d’Etat manqué, Candide Azannaï n’est pas le seul à avoir été arrêté. L’ancien député de l’opposition, Soumaila Sounon Boké, interpellé dans la foulée, a été jugé et condamné à 5 ans de prison pour avoir écrit dans un groupe WhatsApp, le jour de la tentative de coup d’Etat, « c’est jour de fête ».











