Cameroun : 04 journalistes gardés à vue après la disparition des lunettes d’un ministre

Quatre journalistes ont été interpellés et placés en garde à vue pendant cinq jours à Yaoundé, dans une affaire liée à la disparition présumée d’une paire de lunettes appartenant à un ministre. L’information, relayée par la presse locale camerounaise, fait depuis plusieurs jours le tour des réseaux sociaux. Selon les faits rapportés, tout est parti…

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Quatre journalistes ont été interpellés et placés en garde à vue pendant cinq jours à Yaoundé, dans une affaire liée à la disparition présumée d’une paire de lunettes appartenant à un ministre. L’information, relayée par la presse locale camerounaise, fait depuis plusieurs jours le tour des réseaux sociaux.

Selon les faits rapportés, tout est parti du 16 septembre 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé. Les quatre journalistes s’y étaient rendus pour couvrir la clôture d’une cérémonie officielle de la Banque islamique de développement, présidée par le ministre de l’Économie, Alamine Ousmane Mey.

À l’issue de l’événement, les lunettes du ministre sont signalées disparues. Les quatre reporters présents sur les lieux sont alors interpellés, soupçonnés de vol. Dans la foulée, ils sont transférés au commissariat du 10e arrondissement de Bastos, puis au commissariat central N°1 de Yaoundé.

Mais le dossier prend une nouvelle tournure le lendemain. En effet, les lunettes disparues sont retrouvées intactes dans le véhicule personnel du ministre. Le soupçon de vol tombe, mais la procédure se poursuit. Les enquêteurs évoquent alors une autre infraction : une « intrusion non autorisée » dans une réunion tenue à huis clos au Palais des Congrès. Sur la base de ce nouveau motif, le parquet ordonne des investigations complémentaires et le maintien en détention des journalistes pour tout le week-end.

Finalement, les mis en cause ont été libérés le lundi 22 septembre 2026. Aucune charge n’a été retenue contre eux. Aucune infraction n’a été caractérisée à l’issue des investigations.

Pour beaucoup, cette affaire, digne d’une mise en scène, relance le débat sur la liberté de la presse au Cameroun. Le pays, dirigé par le président Paul Biya, est classé 133e mondial cette année par Reporters sans frontières (RSF) contre 131e en 2025.

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