Présidentielles au Gabon : à 67 ans, Ali Bongo prend une importante décision, 03 ans après sa destitution

Près de trois ans après le coup d’État du 30 août 2023, Ali Bongo Ondimba a rompu le silence. Dans un entretien accordé au média gabonais Info241, l’ancien président, aujourd’hui en exil, revient sur les derniers épisodes de son mandat et trace les contours de son avenir politique. Au pouvoir pendant 14 ans, Ali Bongo…

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Près de trois ans après le coup d’État du 30 août 2023, Ali Bongo Ondimba a rompu le silence. Dans un entretien accordé au média gabonais Info241, l’ancien président, aujourd’hui en exil, revient sur les derniers épisodes de son mandat et trace les contours de son avenir politique.

Au pouvoir pendant 14 ans, Ali Bongo a affirmé lors d’une récente sortie publique qu’il ne se présentera plus à aucune élection présidentielle. « Ce chapitre de ma vie est clos », a-t-il déclaré. Toutefois, il n’entend pas quitter immédiatement le Parti démocratique gabonais (PDG) dont il revendique toujours la présidence. Son objectif, dit-il, est d’organiser la transition interne du parti et de confier la direction à une nouvelle génération. « Mon intention est de m’effacer pour lui laisser la place », assure l’ancien chef d’État.

Renversé quelques heures après la proclamation de sa réélection en août 2023, Ali Bongo évoque sa relation avec Brice Clotaire Oligui Nguema, alors patron de la Garde républicaine et devenu président de la transition. Il rappelle que l’actuel président gabonais avait servi sous Omar Bongo puis sous lui-même, et dit avoir été surpris par l’intervention des militaires. Pour justifier l’absence de résistance, il explique avoir voulu éviter toute violence : « Je ne voulais pas qu’une seule goutte de sang gabonais soit versée pour moi ».

Au cours de l’entretien, Ali Bongo aborde aussi la période qui a suivi son AVC de 2018. Face aux rumeurs d’une présidence exercée par son entourage, il répond de façon catégorique. Selon lui, toutes les décisions présidentielles lui revenaient personnellement. Il écarte l’idée d’un « second président » incarné par son fils Noureddin Bongo Valentin, qu’il présente comme un collaborateur agissant sous ses directives. Au sujet de son épouse Sylvia Bongo, il précise qu’elle n’a jamais occupé de fonction officielle.

Désormais installé hors du Gabon, l’ancien président est favorable à un retour au bercail. Mais il pose des conditions de garanties de sécurité pour lui et sa famille, et le respect de l’État de droit. Interrogé sur une éventuelle collaboration avec Brice Clotaire Oligui Nguema, il ne ferme pas la porte. Une telle coopération dépendrait, selon lui, du contexte politique et judiciaire.

Cette sortie médiatique intervient alors que le Gabon a célébré le 17 août 2026, le 66e anniversaire de son indépendance et se prépare à commémorer le 30 août, la fête de la libération.

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