Guinée :  l’effondrement d’une décharge à Conakry fait plus de 30 morts

Un éboulement survenu dans la nuit du samedi 22 au dimanche 23 août 2026 sur la décharge de Dar-es-Salam, dans la commune de Gbessia à Conakry, a fait au moins 31 morts, selon le dernier bilan provisoire de la Protection civile guinéenne. Plusieurs blessés ont été pris en charge et des personnes sont encore portées…

2 minutes

Temps de lecture

Un éboulement survenu dans la nuit du samedi 22 au dimanche 23 août 2026 sur la décharge de Dar-es-Salam, dans la commune de Gbessia à Conakry, a fait au moins 31 morts, selon le dernier bilan provisoire de la Protection civile guinéenne. Plusieurs blessés ont été pris en charge et des personnes sont encore portées disparues.

Le drame s’est produit vers 2 heures du matin, alors que de fortes pluies s’abattaient sur la capitale guinéenne. Une partie de la montagne de déchets s’est détachée et s’est déversée sur des habitations et des baraques de fortune construites au pied du site. Des maisons ont été ensevelies, surprenant leurs occupants dans leur sommeil.

Dès les premières heures, habitants, secouristes et engins ont été mobilisés. Sur les images du site, on voit des pelleteuses dégager des tonnes d’ordures pour retrouver des corps. Toute la journée de dimanche, les forces de défense et de sécurité, appuyées par la Protection civile, ont fouillé la décharge. La progression reste lente et dangereuse car le massif de déchets demeure instable.

Dans le quartier, l’attente est insoutenable pour de nombreuses familles. À la mosquée locale, des proches des victimes se recueillent. Une jeune femme, soutenue par ses voisins, peine à se remettre après avoir perdu trois membres de sa famille dans l’effondrement.

Pour les habitants de Dar-es-Salam, ce drame relance une revendication de longue date : l’évacuation du site. Un riverain interrogé par RFI a exprimé le souhait que les autorités retirent définitivement la décharge du quartier, c’était la seule solution pour éviter de nouveaux accidents. Il a ajouté que leur dernier espoir reposait désormais sur l’action du pouvoir public.

De son côté, le gouvernement dit reconnaitre le danger que représente la décharge. Lors d’une sortie publique, la ministre de l’Administration du territoire, Djénabou Touré, a indiqué que la fermeture du site était programmée, avec un plan d’évacuation des riverains. Elle a souligné que depuis plusieurs années, l’État cherche à faire quitter les lieux aux populations en raison des risques sanitaires et sécuritaires liés à la proximité des déchets. Selon elle, des équipes étaient encore sur le terrain la veille pour sensibiliser les familles à une délocalisation. Elle a assuré que les efforts allaient se poursuivre afin que les familles restantes soient relogées ailleurs.

Ce n’est pas la première fois que la décharge de Dar-es-Salam fait des victimes. En 2017, un éboulement similaire avait déjà causé la mort de neuf personnes et fait une vingtaine de blessés au même endroit.

À propos de l’auteur

Avatar de Ignace Tossou