En prison depuis deux ans ; le cyber-activiste Steve Amoussou, identifié sous le pseudonyme « Frère Hounvi », pourrait recouvrer sa liberté d’ici peu.
Le lundi 2 juin 2025, la Cour de répression des infractions économique et du terrorisme (Criet), a rendu son verdict dans l’affaire dite harcèlement par voie électronique, impliquant Steve Amoussou, le présumé « Frère Hounvi ».
Au terme d’une longue procédure judiciaire, le parquet spécial de la Criet a condamné l’activiste, interpellé au Togo et ramené au Bénin, à 2 ans de prison ferme et à 2 millions de francs CFA d’amende. Arrêté le 12 Août 2024 et condamné des mois plus tard, le supposé « Frère Hounvi », a fini de purger sa peine, ce jeudi 20 Août et devrait recouvrer sa liberté.
Selon la chronologie des faits, le cyber-activiste a été interpellé par des personnes non identifiées le 12 août 2024 à Lomé au Togo. Placé en détention provisoire, le 20 août 2024, le supposé auteur des chroniques à travers lesquelles l’ancien régime se faisait régulièrement vitrioler, a eu connaissance des charges qui pesaient contre lui. Lors de la bataille judiciaire, la Criet s’est autosaisie pour juger ses ravisseurs d’où l’ouverture de leurs procès le 3 septembre 2024. C’est ainsi qu’au terme du verdict, ses ravisseurs ont été condamnés à de la prison fermer pour certains et avec sursis pour d’autres.
Le 7 octobre 2024, le procès de l’activiste en personne ouvert, est suivi des réquisitions et plaidoiries, le 14 avril 2025.
Le 2 juin 2025, Steve Amoussou a été condamné à 2 ans de prison et devra payer deux millions F CFA d’amende. Sa peine a été confirmée le 15 décembre 2025. Mais ce jour, jeudi 20 Août, il finit de purger sa peine et devra être libre de ses mouvements.
Il faut dire que lors du verdict de sa condamnation, l’un de ses conseils, Maître Aboubarcar Baparape, a réagi et a déclaré que le verdict de la Criet est entaché « d’iniquité ». « On était véritablement en droit de s’attendre à une relaxe pure et simple ou tout au moins, une relaxe au bénéfice du doute. C’était la décision la plus équitable dans ce dossier », avait-t-il déclaré.











