Annoncée en Conseil des ministres le 3 juin 2026, la mesure de suppression des frais de scolarité pour les filles est désormais actée au Bénin. Par arrêté interministériel Nº 010/MES/MEF/PC/SG/10/DPAF/DESG/CTJ/CCJ/SA/004SGG26 en date du 30 juillet 2026, le gouvernement béninois a généralisé l’exonération des frais de contribution scolaire pour toutes les filles inscrites dans les établissements publics de l’enseignement secondaire général. La mesure entre en vigueur à la rentrée scolaire 2026-2027 sur toute l’étendue du territoire national.
L’arrêté signé des ministres de l’Enseignement secondaire, Adeyemi Clement KOUCHADE, et d’Aristide MEDENOU, de l’Économie et des Finances, vise toutes les élèves filles de nationalité béninoise régulièrement inscrites dans les lycées et collèges publics. En effet, jusqu’ici, l’exonération ne concernait que le premier cycle et 20 communes au second cycle. Désormais, elle s’applique de la 6e en Terminale, dans les douze départements.
Pour des milliers de parents, c’est une charge en moins à chaque rentrée. Plus besoin de payer la contribution scolaire pour les filles. L’argent économisé pourra servir à acheter des fournitures, des uniformes, ou à couvrir les frais de transport et de cantine.
Pour les élèves, la mesure vise à réduire les abandons et à maintenir les filles à l’école jusqu’au Baccalauréat. Dans de nombreux ménages, la suppression de ces frais enlève un frein financier qui poussait parfois à privilégier la scolarisation des garçons.
Comment l’État va compenser les établissements ?
En vue de l’application effective de la mesure, l’exécutif béninois a pris des dispositions exceptionnelles. Les collèges et lycées publics ne perdront rien. L’État va leur reverser l’équivalent des frais exonérés. Le montant sera calculé sur la base des effectifs validés de filles bénéficiaires et des taux de contribution en vigueur.
La dépense sera inscrite au budget du Ministère de l’Enseignement Secondaire. Pour éviter les blocages dès la rentrée, une avance de trésorerie sera versée aux établissements, puis régularisée avec l’ouverture des crédits de l’année suivante. Le paiement se fera par décision de mandatement, selon la réglementation. La mise en œuvre revient au Directeur Général du Budget, au Trésor, à la DPAF, à la DESG et aux directeurs départementaux de l’enseignement secondaire. L’arrêté abroge les dispositions antérieures, dont l’arrêté expérimental du 17 avril 2023.
Depuis son arrivée au pouvoir en mai 2026, le Président Romuald Wadagni a multiplié les initiatives sociales au profit de plusieurs secteurs. Cette généralisation s’inscrit dans la dynamique du Gouvernement d’alléger le coût de l’éducation, particulièrement celui des filles, considérées comme un levier pour le développement.











