Affaire Dangnivo : Codjo Alofa condamné à 30 ans de réclusion criminelle, Donatien Amoussou acquitté

Le Tribunal de première instance de première classe de Cotonou a rendu son verdict ce mercredi 22 juillet dans l’affaire de la disparition de Pierre Urbain Dangnivo. Après plus de quinze ans de procédure et plusieurs rebondissements judiciaires, Codjo Cossi Alofa a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle, tandis que Donatien Amoussou a…

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Affaire Dangnivo le ministère public requiert 30 ans de prison contre Codjo Alofa

Le Tribunal de première instance de première classe de Cotonou a rendu son verdict ce mercredi 22 juillet dans l’affaire de la disparition de Pierre Urbain Dangnivo. Après plus de quinze ans de procédure et plusieurs rebondissements judiciaires, Codjo Cossi Alofa a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle, tandis que Donatien Amoussou a été acquitté.

L’un des dossiers judiciaires les plus emblématiques du Bénin a connu son épilogue. Réuni ce mercredi 22 juillet 2026, le Tribunal de première instance de première classe de Cotonou a rendu sa décision dans l’affaire de la disparition de Pierre Urbain Dangnivo, cadre du ministère de l’Économie et des Finances disparu en août 2010. À l’issue des délibérations, Codjo Cossi Alofa a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle. Son coaccusé, Donatien Amoussou, a en revanche été acquitté.

Cette décision met un terme à une procédure judiciaire marquée par de nombreux renvois, interruptions et reprises. Le procès avait repris en mars 2025, après plusieurs années de suspension. Au cours des audiences, les deux accusés ont une nouvelle fois rejeté les faits qui leur étaient reprochés. Les débats ont été marqués par les auditions de témoins, des confrontations, l’examen d’expertises et de contre-expertises, notamment sur les analyses ADN demandées par la famille Dangnivo.

Lors de son réquisitoire, le ministère public avait demandé 30 ans de réclusion criminelle contre Codjo Alofa. Pour Donatien Amoussou, il avait finalement requis l’abandon des poursuites. Le tribunal a suivi cette orientation en prononçant son acquittement.

L’affaire remonte au 17 août 2010, date de la disparition de Pierre Urbain Dangnivo. Quelques semaines plus tard, un corps avait été découvert à Womey, dans la commune d’Abomey-Calavi. Mais la famille du disparu avait toujours contesté qu’il s’agisse de celui de leur proche, alimentant pendant des années les interrogations autour de ce dossier. Au fil des années, cette affaire est devenue l’une des plus sensibles de la justice béninoise, en raison de sa dimension politique, des multiples reports du procès et des débats autour de la manifestation de la vérité.

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