A quelques jours de l’installation officielle du Sénat, prévue pour le 30 juillet 2026 au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo, les membres de l’institution pourraient se réunir bien avant la date de leur installation.
Selon les informations de Bip radio, une réunion est annoncée entre les 25 membres de l’institution le vendredi 25 juillet prochain. Si les contours de cette rencontre restent pour l’heure flous, elle pourrait servir de tremplin à la cérémonie d’installation officielle du jeudi 30 juillet.
En effet, les Sénateurs pourraient au cours de cette importante séance, aborder des sujets délicats en rapport notamment avec la présidence de l’institution. Dans l’opinion publique nationale, c’est pratiquement l’aspect qui suscite le plus de commentaire depuis la réforme constitutionnelle de novembre 2025.
Beaucoup d’observateurs voient l’ancien Président de la République, Patrice Talon, comme un prétendant sérieux au Poste. Même si l’ex-locataire du Palais de la Marina avait subtilement décliné l’offre le 12 avril dernier, affirmant qu’il y avait des aînés beaucoup plus expérimentés à qui il reviendrait logiquement d’assumer cette responsabilité politique de haut niveau.
Il faisait ainsi allusion aux présidents Nicéphore Dieudonné Soglo (91 ans), premier président de l’ère du Renouveau Démocratique, et son prédécesseur Boni Yayi (73 ans). Dans tous les cas, les Sénateurs devront, que ce soit lors de leur réunion du vendredi ou au cours de la séance du 30 juillet, trouver un consensus autour de cette question qui est au centre des débats.
Une réforme qui suscite débats
Issu de la réforme constitutionnelle de novembre 2025, le Sénat béninois sanctionne de suspension ou de retrait des droits civiques et politiques, les acteurs politiques, exceptés le président de la République, de l’Assemblée et du Conseil Économique et Social (CES), pour leurs actes et propos successibles de porter atteinte à l’unité nationale.
Peuvent siéger au sein du futur sénat, les personnalités ayant au plus 85 ans. Toutefois, pour la première mandature, la limite d’âge ne s’applique pas aux premiers sénateurs qui peuvent siéger même à 90 ans. La nouvelle institution sera composée d’au moins 25 membres dont les anciens présidents de la République, de la Cour constitutionnelle, de l’Assemblée nationale. Par ailleurs, cinq personnalités ayant été aux commandements des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) seront désignées par le Chef de l’Etat et le président de l’Assemblée nationale. Ce qui est d’ores et déjà fait.
Le projet de création du Sénat a été jugé « inopportun» et « trop coûteux » par une partie des Béninois. Il y a quelques jours, les 25 sénateurs désignés ont reçu une convocation du doyen d’âge, l’ancien président Nicéphore Soglo, pour participer à la première séance inaugurale de l’institution, prévue le 30 juillet 2026 à l’Assemblée nationale.
Parmi les personnalités attendues, figurent Pascal Irénée KouKpaki, Sacca Lafia, Adidjatou Mathys, tous anciens ministres ainsi que Paul Hounkpè, ancien candidat à l’élection présidentielle du 12 avril 2026. Ceux-ci ont été nommés en Conseil des ministres du 1er juillet 2026 par le Chef de l’État, Romuald Wadagni.











